jeudi 5 décembre 2013

Première parution papier

Oyez, Oyez!!

En allant à ma boîte aux lettres, j'ai eu la surprise d'y trouver un livre dans lequel mon Instant Croqué "La boite à musique" a été sélectionné et imprimé !!!

Quel plaisir de lire pour la premières fois quelques unes de mes lignes dans un vrai livre en papier!!!

C'est chez Short Edition, ça vient de paraitre, c'est juste 2 pages sur 133... Mais quel bonheur déjà ^^

Le livre est beau, belle impression, beau papier, belles couleurs pour les BD à l'intérieur. Tout un tas de nouvelles, de BD et de textes courts à découvrir... Je m'en vais d'ailleurs lire les autres! <3 <3 <3

Pour ceux qui voudrait le commander, c'est par ici http://short-edition.com/abonnement

 


jeudi 7 novembre 2013

je suis toujours là!

 

Bonjour les zamis,

 

Je n'écris plus, je ne fais plus de musique, je ne viens plus sur le blog... C'est la panne sèche...

Ce n'est pas aussi vrai que ça, c'est plus compliqué comme toujours... en fait je bouillonne d'envies, mais je bloque à passer la seconde... alors j'attends... une rencontre? Un declic?

Le besoin de jouer à plusieurs se fait de plus en plus pressant, mais difficile de se faire confiance quand on a toujours créé en solo...

 

Bon et alors qu'est-ce que je fais là si j'ai rien à dire???

C'est à cause du dernier bouquin de Gavalda, Billie, que je viens de refermer...

Aucun lien entre les deux et pourtant... c'est souvent étonnant les chemins qui se font dans nos têtes pour sauter d'une idée à une autre, mais c'est ce livre qui m'a donné envie de venir réécrire par ici car malgré un début un peu convenu, la fin rattrappe tout, elle m'a fait décoller et m'a donné des ailes (comme toujours avec Gavalda... Merci ma Xou <3)

 

Et puis aussi, malgré la longue traversée du désert, j'ai quand même 2 bonnes nouvelles à vous annoncer :)

 

La première: c'est que mon Instant Croqué La boîte a musique a été élu coup de coeur et a donc été sélectionné au Prix short edition Automne 2013. Youhou!!! C'est par ici http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/instants-croques-la-boite-a-musique.

Concrètement ça veut dire que mes quelques lignes seront imprimées sur papier dans un recueil avec tous les autres lauréats!

J'ai appris ça début octobre, et ça m'a fait très très plaisir... affaire à suivre dès que j'en sais un peu plus :)

 

La deuxième bonne nouvelle, c'est que je me suis enfin mis à écrire des chansons (des paroles de chansons plus exactement)... Depuis le temps que je veux le faire mais que je n'y arrivais pas, ça y est, ça s'est enfin débloqué et j'ai pondu deux chansons le mois dernier!

C'est un travail d'écriture qui me plait énormément, c'est exactement ce que j'aime, écrire, réécrire, affiner, ressasser en boucle, goûter les mots, les retourner dans tous les sens, me contraindre à quelques grandes règles et puis les bousculer bien sûr... Bref je me suis régalée et j'espère vite vite m'y remettre....

Alors je vous présente ma première chanson, c'est dur de lire des paroles sans musique... Mais ce sera la prochaine étape... En vrai, y a déjà une mélodie qui a été écrite pour moi... et c'est un grand bonheur <3 ... Mais ce ne sera pas pour tout de suite ici :)

Cette chanson s'appelle La maison sous la maison, et je me suis inspirée de l' Instant croqué qui porte le même nom: http://www.unechansonlente.com/archives/2013/02/26/26510487.html

 

 

Couplet 1;

J'ai 9 ans et toi aussi

Il est 13H et c'est fini

Tu dois rentrer, Je dois manger

C'est plus l'heure, faut se quitter

 

Et c'est comme ça

La vie c'est ça, c'est pas la fête,

Il faut des bornes, il faut des règles,

Alors rends toi...

 

 Mais moi je rêve et quand le soir arrive

J'me mets à déplacer mon lit

Pousser les meubles, les habitudes

Pour surmonter la solitude

 

ET je m'invente un tunnel

Qu'on construirait de ma chambre à la tienne

Avec une trappe et une échelle

A coups de pioche, à coups de pelle

 

On se rejoindrait enfin

Autant qu'on en a besoin

A l'heure des d'voirs, à l'heure des cris

A l'heure où ce n'est pas permis

 

Refrain: 

Avant l'heure,

Après l;'heure,

Loin de la vie qui est la leur

 

COuplet 2:

Maintenant j'ai 40 ans et lui aussi

Il est 20H... Je veux m'enfuir

Je dois rester, ils veulent dîner

C'est déjà l'heure, faut s'aquitter

 

Et c'est comme ça

La vie c'est ça, c'est pas la fête,

Il faut des gosses, il faut des mères,

Alors rends-toi...

 

Mais moi j'espère et quand le soir arrive

J'me mets à tourner dans mon lit,

Refaire l'histoire, par habitude,

Pour meubler la solitude

 

Et je repense à ce tunnel

Immaginé de ma chambre à la tienne

Je r'vois la pioche, je r'vois la pelle

Et le trou laissé dans la terre

 

Alors je réalise enfin

Combien j'en ai encore besoin

De ce refuge où l'on se cache

De cet ailleurs où l'on s'évade

 

Refrain: 

Avant l'heure,

Après l'heure

Loin de la vie qui est la mienne

 

Couplet 3:

J'ai plus 9 ans mais j'ai compris

Que le tunnel était ici

Pas b'soin de pioche, pas b'soin de pelle

Le chantier est dans ma tête

 

Et c'est comme ça,

Y a les "Il faut", y a les "tu dois"

Mais quand la vie m'emmerde

Je peux faire pause... Et disparaître

 

Je te rejoins dès que j'en ai envie

Plus besoin de déplacer mon lit

Juste une bougie, pour la lumière,

ET je descends par mon échelle

 

Toutes ces galeries restent un mystère

Ca va toujours de ma chambre à la tienne

C'est une maison sous ma maison

Un notre monde sous votre monde

 

Cet univers souterrain

Ce vieux souv'nir de gamin

Un lieu secret à préserver

Une trappe dans la réalité

 

(Un lieu secret à préserver

Une trace dans ma réalité)

 

Refrain:

Avant...

Après...

Loin, loin, loin, loin, loin......

 

Merci à vous de me suivre, et partagez si ça vous plait ^^

 

dimanche 4 août 2013

Les Mamans Testent

Oooohhh la jolie surprise en rentrant de vacances et en rallumant mon ordi: Quelques uns de mes Instants Croqués sur le blog des MamansTestent!!

Merci beaucoup Marie Perarnau merci, merci !   

J'adore ce blog et j'apprécie plus encore la personne qui est derrière ce blog (son livre, ses hauts, ses bas, et sa philosophie au quotidien.... cette façon de jongler entre toutes ces vies qui lui tiennent à coeur, d'être soi et d'être mère en même temps... Tout un programme...  ^^) 


http://www.mamanstestent.com/2013/07/je-te-prete-mon-blog-3-geraldine.html

 

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mardi 23 juillet 2013

Pensées emmêléés: Fenêtre ouverte

Une chambre à ciel ouvert. Trois mètres carrés d'évasion. Il fait jour encore.  La rumeur du dehors me parvient, claire et lointaine à la fois. J'entends ma respiration calme et régulière, j'entends le souffle du vent, profond et agité. J'ai comme l'impression d'être au dedans de moi-même et ces vitres sont mes yeux écarquillés sur le monde. J'absorbe et j'observe du dedans, protégée par quatre murs et l'appel d'air de cette large fenêtre. Je suis à l'abri. 

Je suis à l'abri mais j'aime quand tu me rejoins dans mon huis clos, presque clos. J'aime quand tu bouscules cette solitude-là, j'aime quand tu me déséquilibres, quand mes pensées deviennent des mots car tu sais tirer le fil de mes non-dits, tu m'attends, tu me tends la main et alors enfin je peux m'aventurer en dehors de moi-même.

Je sors de moi et je pars à ta rencontre. Tes yeux deviennent une autre fenêtre sur ce même monde que nous partageons et cette fenêtre aussi je la veux grande ouverte alors je m'approche et je la fais céder. Mes bras deviennent d'autres murs contre lesquels tu te reposes un instant, ma main doucement te fait glisser de toi jusqu'à moi et tu empruntes mon regard pour réveiller le tien, tu accueilles mes pensées pour affiner les tiennes, tu te blottis en moi et je continue à regarder le ciel au dehors même si maintenant il est très tard, je ne suis plus seule en moi-même, je suis ailleurs, je suis avec toi.

 
Ton regard noir dans ces nuits blanches m'eclaire et me tient éveillée. Regard fixe et lointain surligné par des sourcils plus noirs encore, regard qui puise sa concentration au fond de tes pensées. Ton esprit est une machine qui chauffe en permanence et ce regard qui t'anime est l'unique porte de sortie possible. Ta parole alors s'étire à son tour et me donne à voir les tourments et les rêves en désordre à l'intérieur, même si lorsque tu me parles c'est aussi à toi-même que tu t'adresses. Tu te remodèles à l'infini comme un morceau d'argile, tu recrées tes propres contours pour mieux te cerner sans doute, tu avances sur ce fil fragile entre nous droit devant sans perdre l'équilibre, tu poursuis tes idées, une pensée en entraîne une autre et tu continues à suivre derrière, poussé par ton élan et repoussant doucement le mur de tes retenues pour arriver toi aussi jusqu'à moi peut-être, pour me rejoindre enfin et alors nous pouvons nous laisser aller l'un à l'autre, l'un en l'autre, au-dehors de nous même, au dedans l'un de l'autre.

 

 

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mardi 11 juin 2013

mardi 11 juin 2013

Bonjour !

Merci à tous pour vos votes sur le site SHort Edition pour mon texte "Instants croqués: l'homme bleu". Ca a grimpé à vue d'oeil !

Il reste 10 jours avant les résultats, le texte est en 2eme place :) avec 118 votes (60 Voix de retard avec le premier ... ça peut le faire... ) 


... Alors, il ne reste plus qu'à voter si ce n'est pas encore fait et PARTAGER, PARTAGER et faire tourner ^^ parce que ce serait bien chouette quand même d'aller jusqu'au bout... :)


et merci aussi, surtout, pour vos p'tits mots.... touchants ♥
http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/instants-croques-l-homme-bleu


lundi 29 avril 2013

Aude au violoncelle

Aude est violoncelliste à l'orchestre de Paris. Mais Aude ne sait plus ni qui elle est ni ce qu'elle fait là. En fait, ce qu'Aude a toujours voulu ce n'est pas jouer du violoncelle. 

Aude aurait voulu être un violoncelle. Depuis toujours. Elle aurait voulu être un violoncelle pour qu'enfin il pose ses doigts sur elle.

Alors il aurait travaillé sur elle sans relâche des heures et des années, en allant toujours plus loin, pour se l'approprier, pour la faire vibrer, il aurait recommencé sans cesse avec acharnement jusqu'à trouver le son juste. 

Elle aurait voulu que ça bloque parfois mais qu'il insiste et chasse les doutes, elle aurait voulu qu'il fasse céder les retenues, qu'il trouve le doigté adapté, qu'il la travaille au corps et puis s'arrête, pour savourer les progrès partagés. Elle aurait voulu qu'il la serre entre ses jambes, qu'il glisse les doigts sous sa manche. Alors elle aurait pu poser la tête dans le creux de son cou, dans le secret de sa nuque et elle aurait pu entendre ses inspirations, ses soupirs et ses élans.

Elle aurait voulu être sur scène avec lui, trembler contre lui en pleine lumière, sentir ses mains moites et son coeur qui bat. Elle aurait voulu qu'il l'accorde, qu'il chante avec elle et que dans certains instants de grâce il se laisse absolument allé, porté par la musique. 

Il aurait bien pu bien y avoir autour de lui tous les instruments de l'orchestre, il n'y aurait eu qu'elle (lovée )entre ses cuisses.

 

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mercredi 24 avril 2013

Instants croqués: la boîte à musique

Cet homme que je croise chaque matin dans sa librairie je voudrais l'extraire, abattre les murs et voir ce qu'il y a derrière.

Qui est-il?

Je ne peux pas l'imaginer ailleurs que dans ce décor en papier carton, ailleurs que devant cette petite table et ces petites chaises, ces affiches aux couleurs éclatantes. Le seul endroit où je l'ai jamais vu. Je ne peux l'imaginer ailleurs que devant tous ces gens, souriant aimablement, murmurant des attentions touchantes. Quelle est sa vie ailleurs? Est-ce qu'il vit seul? 

Je ne peux raisonnablement pas l'imaginer au supermarché ou à la banque. Je ne peux lui associer ni une voiture ni une maison, ni un trajet dans ma réalité. J'essaie pourtant, je lui invente une histoire, des plaisirs, des amis. Je me demande quel genre de musique il peut écouter? Comment est-il quand il parle tout bas, de quelle manière pose-t-il ses doigts autour d'un verre lorsqu'il boit. Est-ce qu'il boit d'ailleurs? Et qu'est-ce qu'il boit? De quoi a-t-il soif? Aime-t-il, rêve-t-il? Je l'imagine tant que je ne l'imagine plus. Je le perds de vue. 

Je n'emporte avec moi qu'une image.

Alors je retourne à cette librairie comme j'ouvrirai une boîte à musique. Ce même homme, à cette même place. Il m'intrigue tant que j'ouvre plusieurs fois par jour le couvercle pour entendre sa petite musique. Il est toujours là, il me regarde. Il me sourit dans un rituel immuable et telle une petite ballerine, je tourne autour de lui.

Oui mais que vais-je faire de tous ces livres? 

 

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mardi 26 mars 2013

Instants croqués: les mots d'amour

Lorsque Plume écrit des mots d'amour, c’est d'abord par nécessité. En donnant un peu d’elle, elle se sent plus légère. Elle aime s’envoler, Plume et l’encre coule d’elle-même. Les mots étaient devenus si grands, elle ne peut plus rien faire d’autre que les partager. Des mots si mûrs qu’ils se laissent cueillir sans résister, alors vite elle s’en détache avant d'être engloutie. 

Et puis, elle aime se laisser lire, Plume, provoquer un sourire, un doute, une émotion, faire irruption dans une vie. Ouvrir une porte, ça la délivre. Elle aime tisser le lien, elle aime rejoindre ceux qu’elle a quittés. C’est comme un fil invisible, c’est comme un secret. Un instant volé à deux quotidiens décalés.

Elle les donne pour rien, ses mots, ils partent en un clic, c’est compulsif. Elle les envoie pour rien, pourtant, elle se retrouve à nu. Et l'instant suivant, elle perd pieds. 

Elle ne sait plus, elle regrette, elle craint le malentendu. Quelle idée absurde de donner ses mots. Des mots perdus qui ne lui appartiennent plus. Les voilà gravés, déposés, recueillis par d'autres, la voilà qui reste là comme un livre ouvert, c'est effrayant. C'est excitant aussi. Alors elle attend.

Elle qui n’attendait rien, c’est plus fort qu’elle, elle attend.
Parce qu'elle sait combien la réciprocité légitime, la réciprocité réconforte. Elle se voudrait plus forte mais elle n’y arrive jamais.

Parfois, la réponse ne vient jamais. Alors s'immisce le doute. La honte parfois, en tous cas les regrets. Dans le silence, elle imagine. Qu’elle est allée trop loin peut-être. Peut-être ses mots étaient-ils trop lourds? Peut-être a-t-elle donné de trop? Trop naïvement, trop spontanément. Dans le silence, elle imagine.

Qu’elle s’est trompée, qu’elle a tout faux, sur toute la ligne. Ses mots ne le toucheront jamais. Qu’est-ce qu’elle croyait ? Quelle idiote. Il a dû les lire entre d'autres lignes, plus urgentes, plus utiles, plus nécessaires à sa vie, il a dû les lire à la va-vite, pressé par le temps qui presse. Zapper. Et passer à autre chose. Comme on reçoit la liste des courses ou la facture du gaz. Dans le silence de toutes façons, elle imagine toujours le pire.

Peut-être l’a-t-elle perdu avec tous ses mots. Peut-être ne l'avait-elle surtout jamais vraiment atteint. Peut-être qu’il ne comprend rien à rien. Peut-être qu’il s’en fout, peut-être tout ça n’a-t-il pas d’importance pour lui, le dévoilement d’une personne à une autre. Ou bien, peut-être il n’en peut plus de ses messages. Peut-être il ne sait plus quoi en faire, il est encombré par tant d’amour. Peut-être il pense à elle en soupirant, mal à l’aise. Peut-être, peut-être...

Dans le silence, il n'y a qu'une certitude : Je me suis trompée.
Je n'aurais pas dû. Je suis nulle, je suis trop, je suis trop peu, je suis à côté.

Elle se revoit, elle a quatorze ans, elle est en haut des escaliers, au milieu de la cour devenue immense d’un collège de quartier. Elle descend les marches jusqu'à lui. Tous les regards semblent se braquer sur elle. C'est ce qu'elle se dit à ce moment-là. Ca et l'impression que les avions se sont arrêtés de voler, les oiseaux de siffler, le vent est tombé. Le silence est complet. Immobilisé. Tambourine dans sa poitrine le battement vif de son cœur. Et voilà que les mots s’articulent. Dis, tu veux sortir avec moi? Le bruit de ce cœur est si fort qu’il prend toute la place, il recouvre même le ricanement gêné de cet adolescent niais qui se tient debout en face d’elle et lui dit non. Mais on reste amis?

La réponse est là au moins, c’est une réponse franche, une réponse qui dit non, ton amour je n'en veux pas, je n'en veux pas comme ça. La douche froide qui remet les idées en place. C'est douloureux mais c'est ainsi. On ne peut pas entrer chez l'autre sans son accord. Pourtant peu de gens ont le courage de dire non.

La plupart du temps, la réponse est un entre deux. C’est le pire à redouter. C’est déjà trop tard, c’est inutile, le charme est rompu. C’était juste une erreur, un malentendu. Il n'y a rien à ajouter. La passion ne s'explique pas. L'élan d'une personne vers une autre. Soit on est sur la même longueur d'onde, soit on ne l’est pas.

A ce moment-là, les mots ne servent plus à rien... 

vendredi 22 mars 2013

Instants croqués: à dos de chameau

 

Un ami est passé par ici. Un de ceux qui ne font que passer et puis s'en vont leur chemin. Un aventurier, une âme nomade. J'aime marcher à ses côtés, mes pas dans la trace des siens, soufflés par le vent, marcher à ses côtés même de loin, distants de milliards de kilomètres mais retenus par un fil. Le fil d'une tendresse, un reste d'enfance.

Libres de grandir encore et heureux de se retrouver quelques fois.

On se laisse aller en terrain familier, on se laisse bercer. Il fait parti des gens avec qui il fait bon parler. Ces gens qui ont la juste dose d'utopie et le courage de la mettre en pratique. Ces gens qui ont le don de nous ramener à l'essentiel, au fond de nous-même. Y déposer une petite lumière pour ne plus se perdre. La petite étincelle. Balayer le superflu.

 

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dimanche 17 mars 2013

Instants croqués: le printemps

Ce premier jour où l'on recommence à entendre les voix du dehors. Ca vient bousculer le ronronnement intérieur.

Les jeux des enfants, les cris, les éclats de rire, les voisins dans leur jardin ou sur la terrasse, les gens qui parlent dans la rue, un avion dans le ciel. 

Le soleil pénètre la maison en même temps que la rumeur extérieur. Il force la fenêtre qui finit par céder, grande ouverte. Le printemps peut entrer. Allez, viens, prends toute la place, entre, entre donc, ne te gêne pas! Depuis le temps que je t'attends.

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