mardi 1 décembre 2015

Instants Croqués: Après l'amour

On s'aime pour la vie mais

Combien de vies dans une vie, dis?

Ma vie avec toi ... ma vie

Avec lui

Ma vie d'avant toi et après combien de vies, dis?

Je crois qu'il est temps d'apprendre à conter.

 

Combien de vies encore?

Combien de corps aussi encore et encore?

 

Ca vaut quoi tout ça?

Ca vaut quoi ces mots-là?

Je t'aime et puis... je ne t'aime plus?

Je t'aimais puis le temps est venu

Nous porter ailleurs.

 

Alors l'amour après l'amour c'est quoi?

L'amour ça rime à quoi ? Beaucoup de mots pour rien.

Beaucoup de bruit, beaucoup de cris, d'envies, de rires, de larmes, beaucoup de doutes, d'espoirs, de la tendresse aussi, de la tendresse qui se donne et qui nous fait du bien.

L'amour c'est de la vie je crois

Et la vie ...Eh bien...  La vie ça meurt.

 

Quel âge a votre coeur ?

 

Posté par GeraldineBlanc à 15:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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jeudi 6 septembre 2012

Aimer peut-être

Avant je croyais qu'aimer c'était se confondre. Ne faire qu'un et en tirer l'énergie nécessaire pour vivre une vie à deux.

Comme si aimer suffisait.

Comme si aimer protégeait des autres, du monde, du désir. Comme si aimer était une fin en soi. Un but à atteindre. Un état originel.

Aujourd'hui je comprends qu'aimer c'est rester soi.
Adorer l'autre pour ce qu'il est. De maniere inconditionnelle. Pour cette liberté au fond de lui qui ne nous appartient pas mais qui nous fascine. Qui nous fait comprendre qu'aimer c'est être deux. Deux êtres distincts.

 

Tu me regardes et tu m'echappes.  

Tu m'aimes et tu en aimes d'autres, autrement.

Tu me serres dans tes bras et ton esprit reste un mystère.

Tu m'embrasses ou tu ne m'embrasses pas.

 

Tu me dis oui et aussi tu me dis non.

Tu m'aimes pour mes fêlures et tu m'emportes ailleurs.

Tu t'abandonnes à moi pour mieux te retrouver.

 

Tu me déshabilles si je t'autorise.

Tu comprends que mon corps n'est pas le tien, que mon esprit est ailleurs, que mes élans sont complexes.

Tu accueilles cette altérité et tu la préserves, tu la chéris parce qu'elle te ramène à la tienne.

Tu perçois mes troubles sans les accaparer. Tu sais qu'ils m'appartiennent. Tu les laisses venir jusqu'à toi, se dévoiler, se dévêtir.

 

Tu es là et tu n'es pas là.

Et dans ton absence, ton aura perdure en moi, m'enveloppe et m'accompagne.

Aimer c'est toujours un peu être. Peut-être.

 

 

Posté par GeraldineRuellan à 18:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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