jeudi 30 août 2012

Je bois de l'eau et je suis saoule, Camille

Et voilà, le manuscrit est parti au concours Gallimard en un clic. C'est étrange les nouvelles technologies parfois. Ca laisse un sentiment de vide.

Des mois de travail intense et passionnants. Je ne me sens pas encore au bout mais j'arrête, c'est l'échéance. Je remplis un formulaire en quelques minutes, je télécharge un fichier et voilà c'est fini. Pour le moment en tous cas... :) Cette expérience m'a ouvert de nouveaux horizons et écrire pour les ados, ça s'inscrit en moi comme une évidence, ça m'inspire. Du coup, j'ai des envies en pagaille! 

Bon et sinon, pourquoi ce titre au roman???

C'est une phrase extraite d'une chanson de Camille. Je vous mets le clip en vidéo. Camille, je suis allée la voir en concert pour la première fois cet été aux Nuits du Sud à Vence. C'était fascinant. Et cette chanson -qui me trottait déjà dans la tête depuis un moment- colle parfaitement à mon roman. Je vous laisse les paroles juste en dessous. Je me suis toujours demandé d'ailleurs si cette chanson n'était pas elle-même inspirée de la chanson de Nougaro: "Une petite fille". Je ne peux plus écouter l'une sans penser à l'autre.

Camille - Au Port

"Hé! petite fille tu bois de l'eau et tu es saoule
là où tu te noies tu as beau avoir pied tu coules
Au port

Hé! petite folle! c'est pas la brasse c'est le crawl
pour la traversée il t'aurait fallu des épaules
du corps

Mais lui c'est différent, il est né sur l'océan,
c'est un grand capitaine, un amant monument,
tu t'es perdue dedans...

Hé! petite fille! on n'est jamais deux à partir
y'en a toujours un pour larguer l'autre pour languir
au port

Hé! petite cruche! avec tes pots de confiture
tu partiras en sucette mais pas à l'aventure
au Nord

Mais lui c'est différent, il est né sur le Mont Blanc,
c'est un grand alpiniste, un amant monument,
tu as perdu sa piste...

Hé! petite nonne! suis l'Au-delà si tu le trouves
le ramène pas au cardinal pour qu'il te l'ouvre
encore

Hé! petite larve! je suis toi-même et je te parle
tu es déjà grande alors lève toi sors de ta cale
Au port
ton coeur de petite fille est mort.

Hé! petite fille! à ta droite l'Arc de Triomphe
Hé! petite fille! à ta gauche il y a dieu qui ronfle
Hé! petite fille! devant il y a les pyramides
Hé! petite fille! derrière l' génie de la Bastille."

Posté par GeraldineRuellan à 20:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 3 juillet 2012

concours premier roman

Bonjour à tous,

 

j'ai appris ce matin (merci Savéria) que Gallimard jeunesse en partenariat avec RTL organisait le concours du premier roman Jeunesse

http://manuscrits.gallimard-jeunesse.fr/Resources/Reglement_Concours_1er_roman.pdf

Ce concours me donne très, très envie.

Je n'ai pas écrit mon roman particulièrement pour la jeunesse, mais il s'y prête complètement. Surtout depuis que je suis en réécriture, je me rapprochais sans le savoir de ce public-là, de cette époque-là. La vie, l'amour, la mort, le temps qui passe, les premières fois, l'angoisse et le questionnement... tout cela n'a pas d'âge et pourtant raisonne tout particulièrement à notre adolescence, non?

Alors je reprends la plume (ou le clavier plutôt) dans cette nouvelle direction-là, avec l'idée de présenter mon manuscrit pour ce concours pourquoi pas? J'ai jusqu'au 31 Aout pour mener ce projet au bout. Je vais recentrer (et concentrer) l'histoire sur la période du lycée .

 

                                            DSC_0493

En attendant, un petit extrait de la période adolescente, période en tribu par excellence (euh quoi que la vie de famille a quelques ressemblances avec cette époque-là!) Bonne lecture :)

 

" Et puis nous sommes rentrés manger des pâtes, comme d’habitude. Des pâtes à rien, des pâtes au beurre. Des pâtes à la Gwen ou au fromage, à la sauce tomate de Taty, au pistou, à la bolognaise. On adore ça. Les pâtes et les pastèques. Va savoir pourquoi. Plâtrées gigantesques pour toute une bande de copains.

Je passais des moments inestimables avec chacun d’entre eux. Une chouette tribu.

Je me savais respectée. Aucun des garçons ne me touchait, ne me salissait. Ils me serraient juste dans leurs bras en me couvrant de bisoulous. Parce que j’étais leur amie. Pas quelqu’un à draguer pour la soirée. Et moi ça m’allait bien comme ça.

Il n’y avait pas à s’encombrer du désir dans nos relations.

Une partie de ma personnalité s’accordait avec chacun d’entre eux. Garçons et filles. Chacun différemment. J’aimais ces amis sincèrement, énormément. Je n’ai toujours pas les mots pour l’exprimer. Les mots dénaturent, ils figent. Nous avions juste à vivre, à ressentir. Sans artifice, sans rien. Simplement la nécessité d’être ensemble à chaque instant. Unis, depuis toujours pour toujours.

Ça parait simple dit comme ça! C’était simple.

 

Chacun respecté pour ce qu’il est.

Auprès d’eux, j’étais Constance, toujours. Bonne ou mauvaise. Triste ou speed. Joyeuse ou relou. Constance.

 

Olivier a sorti la guitare. Les autres ont enchaîné avec la batterie, la basse, les percussions. Je les observais jouer avec ravissement. Les doigts qui filent sur la touche. Les regards échangés. Les voix qui se répondent. La complicité évidente. Comme un sixième sens. Télépathique.

Je faisais des tas de photos. Je les gonflais toujours avec mes photos.

Capturer l'instant. À peine seize ans mais je réalisais déjà qu’il m’échappait irrémédiablement."

 

 

Posté par GeraldineRuellan à 18:51 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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