lundi 27 août 2012

"Je bois de l'eau et je suis saoule", 4ème de couverture

Bonjour à tous,

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c'est une période chargée pour moi en ce moment. J-4 avant de rendre le manuscrit pour tenter ma chance au concours Gallimard jeunesse et J-7 avant mon retour à l'éducation nationale (ça c'est une autre histoire...).

Mon roman a bien avancé. J'ai fini !

J'en suis à la dernière des dernières relectures (là je prends sur moi pour ne plus tout bousculer encore). J'attaque une nouvelle étape: rédiger un résumé de l'histoire pour le joindre au roman. Une sorte de quatrième de couverture. Si vous avez envie d'y laisser des commentaires (en public ou en privé) n'hésitez pas. Ces quelques lignes sont très importantes. Ce sont les seules qui seront lues avec certitude. Elles doivent donner envie, attiser la curiosité ... Alors maintenant, vous imaginez que vous êtes à la Fnac et que vous cherchez quel livre acheter pour votre ado (ou pour vous même!). Vous parcourez les quatrièmes de couverture et vous tombez sur celle-ci. Vous en pensez quoi?

A vos commentaires!

PS: Merci de me suivre et à bientôt pour vous donner l'énigme de mon titre de roman en chansons.... :)

 

Je bois de l'eau et je suis saoule. Résumé du livre:

" Comment fait-on pour exprimer ses sentiments et ses désirs lorsqu'on n'a jamais appris ? Lorsqu'on a toujours cru qu'il fallait faire attention aux autres avant de prendre soin de soi ? Constance a quinze ans, un père charismatique, une mère malade et une bande de copains extraordinaires. Constance s'ennuie au lycée, elle rêve d'un ailleurs. Elle interprète le monde parce qu'elle ne le comprend pas. C'est sa façon à elle de grandir. 

Un jour, elle a la chance de vivre enfin sa propre histoire. Observer ne suffit plus, il faut se jeter à l'eau... "


vendredi 30 décembre 2011

Réunir

Elle courut à pleins poumons sur la route qui descendait jusque chez Olivier.

Comme toujours, comme autrefois. Il était déjà sur le petit mur, en train de fumer, de rigoler avec eux. Tous les amis d’hier.

Elle s'arrêta net pour les contempler. S'imprégner de ce bonheur-là. Unique, irréversible. C'était magnifique ce vécu, cette histoire.

Son histoire. Leur histoire. C'était grand l'enfance.

Constance était pleine de tout cela, à fleur de peau. 

Elle aimait les retenues de ses amis. Leurs maladresses. Elle aimait sentir le vent de leurs pensées. À force de se connaître. Au dedans du silence, un mouvement de l'âme. Tout ce qu'on ne se dit pas. Ces paroles avortées qui transpirent de chacun d’entre nous. Cet élan des uns vers les autres. Cet amour immense, qui ne parle jamais. Par pudeur peut-être.

Elle recevait tout cela, de plein fouet.

Il y eut les bras serrés autour de son corps. Les rires, les souvenirs qui débordent. Il y eut les voix, chaleureuses, les échanges bienveillants. 

Elle pouvait déposer les armes, elle était chez elle, à l'abri. Aimée, respectée, écoutée, entendue. Au milieu des siens. Sa richesse, son refuge, sa maison.

 

Le barbecue chauffait tranquillement, la lumière du jour se dépêchait de se noircir pour laisser la place aux étoiles. Le pastis était servi. Les verres tintaient, les guitares s’accordaient, la piscine s’illuminait dans le froid de la nuit tombée.

Il y avait ici les copains qu'elle revoyait régulièrement. Il y avait aussi ceux qui n’étaient pas revenus depuis des années. Avec les femmes, les maris et parfois même un petit bébé.      

Le temps sur eux passait aussi, ils devenaient parents chacun à leur tour, traversant les étapes de la maturité sans se perdre de vue, à portée de cœur. Une nouvelle page s’écrivait.

 

Le repas prit son temps. Apéritifs, salades, plâtrées de gnocchis, daubes, gâteaux roulés au chocolat. Les fous rires échangés, les blagues d’autrefois répétées, usées, recyclées. Avec délice.

Ils chahutaient, comme à leurs quinze ans. À renforts de sauts périlleux, de courses poursuites et de jeux idiots. Le concours de cerises avec Kamo. A celui qui enfournait le plus de fruits en même temps dans sa bouche. Preuve à l'appui grâce aux noyaux à recracher pour le décompte. Constance jubilait de cette insouciance retrouvée. Et la main d’Olivier sur son ventre rond comme une pastèque. Toujours aussi émerveillé de découvrir la vie en elle. Elle était fière de ces regards d'enfants sur son corps transformé.

Un bouchon explosa dans la quiétude de minuit. Les cris, les embrassades, les vœux échangés. Ils ressortirent les instruments, ravivèrent les braises, allumèrent les cigarettes.

Les discussions se tamisaient, calfeutrées, déliées. Intensément. Des heures durant. Avec le cœur qui bat, l’esprit qui s’enflamme. La vie, l’amour, l’intime. Les relations humaines. Et ce sentiment d’être en mouvement. Au bon endroit, au bon moment.

Et puis l'orage est tombé. Imprévisible, monstrueux, surréaliste. 

À quatre heures du matin, ils se sont endormis les uns contre les autre, les uns sur les autres. A l'ancienne. Éclairage à la bougie, le bruit de la pluie, les éclairs. Le bonheur. Absolu.

 

Bonne année à vous !

Posté par baptisteruellan à 13:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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