vendredi 26 février 2016

Nice-Matin février 2016

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vendredi 17 avril 2015

Interview Oxy radio

Bonjour! 

Ca y est le podcast de l'interview pour Oxyradio est en ligne!

http://podcast.oxyradio.net/LaRucheBuzzzzz/LRB8.mp3

 

Vous pouvez y retrouver 4 chansons (2 reprises et 2 compos) et une impro piano sur le slam d'Ayun!

Et sinon je commence à mettre en ligne un peu de son sur Soundcloud par ici

Bonne écoute :)

 

 

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mardi 16 juillet 2013

Festival off d'Avignon 2013, débriefing!

Grande découverte pour moi malgré 17 ans passés dans le Sud de la France et une passion pour la scène... Ce week-end pour la première fois j'ai mis les pieds au festival Off d'Avignon et comme je m'en doutais, j'ai été enchantée par cette parenthèse hors du monde et hors du temps.


Imaginez tout un centre ville entièrement voué aux spectacles pendant plusieurs semaines, des salles de théâtre à tous les coins de rue, des animations de rue, des comédiens qui sortent de leur théâtre pour vendre leur spectacle dans la rue, des rues d'ailleurs qui sont devenues piétonnes, grouillant de gens partout, de prospectus, d'affiches tapissées aux murs, de musique qui se mélangent et de costumes en tous genres. Cette année, il y a 1066 compagnies sur place... ça en fait du spectacle... Imaginez les comédiens qui arpentent chaque coin de rue pour rencontrer le public, présenter le spectacle, donner des tracts, donner envie... Tous les excès et les excentricités sont permis pour se démarquer dans le flot de spectacles existants...

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Pour le spectateur (pour moi en tous cas!), c'est l'été, il fait chaud, très chaud, la bonne chaleur du Sud, le temps se décale au rythme des spectacles, on mange entre deux, quelle que soit l'heure, on profite de la douceur de la nuit, on croise des amis, on boit des verres, on refait le monde et on découvre des spectacles, des spectacles pour tous les goûts, tout et n'importe quoi, de la comédie de boulevard au théâtre expérimental, il n'y a qu'à piocher! On découvre en tant que spectacteur. une expérience nouvelle: celle de voir plusieurs spectacles différents en une même journée. C'est très étonnant, on ne reçoit pas les choses de la même manière lorqu'on sort un soir au théâtre et lorsqu'on est à Avignon, tout est intensifié.

Je suis restée preque 3 jours, j'ai vu 8 spectacles très différents et je ressors enchantée de toute cette nourriture émotionnelle, intellectuelle et affective. Il y avait les pièces des copains, et puis celles que l'on m'a recommandées, celles dont j'avais vaguement entendu parler mais il y a eu aussi celles pour lesquelles je me suis laissée tenter sur place, au moment du tractage! (comme quoi ça marche... ceci dit ce n'était pas toujours les meilleurs pioches...)..

Autant d'univers variés m'a donné des tas d'envies et des tas d'idées, ça stimule, ça fait circuler l'énergie et ça laisse émerger les projets...

Dans le lot de tous ces spectacles, je n'ai passé qu'un seul mauvais moment. Une heure à attendre que ça passe. Mauvaise pioche, ça arrive.

Pour le reste, c'était plus ou moins intéressant, plus ou mons émouvant, mais c'était quand même de qualité. J'ai découvert avec plaisir la langue de Koltès ( Dans la solitude des champs de coton, avec Christophe Laparra et Frédéric de Goldfiem) et la plume acérée de Jules Renard (le pain de ménage, avec Giana Canova et Bruno Ladet), je me suis laissée bercer par des chansons aux textes résonnants (Gilles Roucaute) et parmi toutes ces pièces que j'ai vues, deux m'ont vraiment marquée. 

Celle de Pierre Richard, c'est une sorte de one-man show, des souvenirs de cinéma en quelque sorte, mais entre deux souvenirs, ce que j'ai préféré, c'est la vision de la vie de l'homme, sa manière de parler du temps qui passe et de son rapport aux autres. La gentillesse et la candeur qu'il dégage, l'humanité simplement, peu importe que les personnes qu'il ait cotoyé et qui l'aient marqué soient celèbres et connus de tous, son positionnement face aux autres, ses expériences de vie, tout ce qu'il a pioché dans ses rencontres me parlent directement. On ressort avec le sourire, les yeux qui brillent et on se sent débordants de bienveillance. 

Et puis j'ai gardé le meilleur pour la fin: un spectacle fantastique à ne râter sous aucun prétexte, ça s'appelle "album de famille".

Courrez-y, courrez-y tous, et si vous ne passez pas par Avignon, peut-être aurez-vous la chance qu'ils passent près de chez vous. Je ne connais pas la suite de leurs dates si suite il y a mais pourquoi tout le monde n'a pas la chance de partager une heure de sa vie avec ces comédiens-là? C'est terriblement injuste... :) Quel spectacle !

C'est drôle, c'est hilarant même, c'est touchant, émouvant, c'est sensible, synamique, déjanté, c'est renversant! C'est un spectacle parlé en chantant, un spectacle avec une énergie débordante. Il y a quatre comédiens sur scène et deux guitares. Le père, la mère, le fils et la fille (Philippe Gouin, Mariline Gourdon, Ruben et Camille Voitellier). Ca parle de la famille, de toutes les familles, celle qu'on a eu étant enfant, celle que l'on construit une fois adulte, ça parle de la vie, ca parle des blessures, ça parle du temps qui passe et du temps que l'on retient, ça parle de l'épuisement et du bonheur aussi parfois malgré tout à être ensemble. Ca donne envie de vivre, envie de savourer, envie de partager, envie de retrouver les siens. C'est un spectacle qui fait du bien! A conseiller d'urgence à toutes les mamans épuisées, à tous les ados paumés, à tous les papas dépassés, aux enfants aussi (il y en avait dans la salle), aux grands-parents... Tout le monde rit, tout le monde est touché, quel que soit l'âge, quel que soit le vécu. Ca parle d'eux sur scène, mais ça parle surtout de nous, ça résonne et ça fait du bien, ça libère les émotions par le rire, ça donne la distance nécessaire à un quotidien qui ne s'arrête jamais.

Enfin bref, moi, j'ai ri, j'ai ri à en pleurer et j'ai pleuré aussi, et même la chair de poule, j'avoue. J'ai chanté, j'ai fredonné, j'ai souri bêtement et tendrement, j'ai rêvé, j'ai pensé, j'ai reçu, j'ai reçu, j'ai reçu tout ce paquet d'énergie qu'ils nous envoient et j'ai emmagasiné tout ça pour que ça m'accompagne tout le reste de la journée. Et ça m'a accompagné! Alors j'avais envie que le monde entier aille voir cette pièce pour pouvoir partager un peu de ce bonheur-là qui ne me quittait pas. Voilà!

Un spectacle qui fait du bien, un spectacle d'une très grande qualité artistique, réglé comme du papier à musique. C'est bon comme un bonbon, c'est doux, c'est frais et c'est vivifiant... Courrez-y!! 

Voici la bande-annonce au fait, je n'arrive pas à l'insérer telle quelle, alors faut cliquer: http://www.youtube.com/watch?v=Vy3mJqpjCXs

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samedi 22 juin 2013

La fête de la musique à Paris, 1Pelé2tondus

Ca faisait des années que je n'avais plus eu l'occasion de le refaire, mais hier enfin je suis retournée sur Paris pour la fête de la musique.

J'ai toujours adoré ce soir-là, je ne sais pas pourquoi...

Il y en a des rendez-vous ritualisés dans une année, les noel, les jours de l'an, les 14 juillet, les je ne sais quoi encore et puis... il y a la fête de la musique. Ce n'est pas pareil! Et le soir de la fête de la musique, bah ce n'est pas un soir comme les autres, y a quelque chose dans l'air, entre les gens, quelque chose de léger et de festif, d'entraînant. Et à Paris c'est encore meilleur. (enfin ça c'est très personnel bien sûr!)

Au programme hier pour nous, 1pelé2tondusun petit trio bien sympa qui compose des chansons sur fond de reggae et de funk, des chansons qui restent dans la tête et qui donnent la patate! Le tout dans un endroit insolite: un jardin potager associatif à l'angle de la rue Fessart et la rue Clavel, à Belleville.

Ce cadre était au top! Des gens qui vont et viennent et s'arrêtent pour écouter le concert au milieu des plants de tomates, des fleurs et des framboisisers, des mômes qui dansent, qui font de la pastouille à la gadoue, qui courent, qui se rencontrent et qui s'échangent des bonbecs.

D'ailleurs moi aussi je partageais cette fête de la musique avec les 3 miens d'enfants. Du plus grand à la plus petite, ça a été toute une aventure, à l'aller comme au retour, et ça a rajouté encore au charme de cette jolie soirée. Avec dans le désordre: le transilien, la petite qui s'endort dans l'écharpe,les galères pour trouver des toilettes (les joies des sorties avec les enfants!), la gare, la rue, tous les 4 à la queue leu leu, en zigzagant entre les gens, en rigolant, en se serrant dans le bus bondé, avec l'apétit tellement grand qu'on ne pensait à rien d'autre qu'à avancer... mais un vrai plaisir à être tous ensemble.

Bref, une virée au Mc Do à emporter plus tard, un plein de bonbons à partager dans les poches et zou on était fin prêts pour notre soirée... :)

Alors bien sûr ce n'était pas une fête de la musique jusqu'au bout de la nuit, de places en places, de bars en bars, de concerts en concerts, mais plutôt une sortie en mode maman en prenant le temps de profiter des uns et des autres, profiter de l'atmosphère un peu spéciale dans les rues de la capitale, la douceur de l'air, la nuit qui prend son temps pour tomber une fois dans l'année... Mais c'est bien agréable aussi le goût de ces moments-là...

 

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jeudi 20 juin 2013

Le Racomptoir, scène ouverte

Ce soir grand évènement pour moi, j'ai interprété pour la première fois des chansons devant des gens que je ne connaissais pas. :)

C'était dans le cadre d'une scène ouverte et c'était à Bastille, au bar L'angora. Cette scène ouverte s'appelle Le Racomptoir et est organisée par le Centre de la Chanson, il suffit d'être adhérent et de s'inscrire, et chacun vient présenter à tour de rôle deux chansons devant un public, avant de finir par boire un verre tous ensemble. Et il y a même un piano!

C'était une soirée très enrichissante, d'abord parce que j'adore écouter des gens que je ne connais pas, découvrir des univers et des compositions, ensuite parce que le programme est très varié puisque chacun vient d'horizons différents, sans préselection, avec un bagage plus ou moins conséquent. Ce soir on était une dizaine à chanter je pense.

Pour moi c'était la première fois. Je suis passée au tout début et j'ai interprété deux chansons de Barbara: Mon enfance et Vienne. Ca a été un massacre pour moi en même temps qu'une révélation. J'avais les mains qui tremblaient excessivement, les yeux accrochés à la partition que je n'arrivais pas à lire à cause du manque de lumière (et du stress et du micro dans le champ de vision ^^). J'avais peur mais j'ai adoré ça. Je n'ai qu'une envie, c'est jouer et jouer encore, pour apprendre, pour passer le cap, pour aller plus loin, affiner, progresser, et prendre mes aises, me laisser aller. Y a encore du boulot. Y a un fossé entre ce que je fais toute seule dans mon salon quand personne ne m'écoute et ce que ça rend devant des vrais gens, avec le stress et l'adrénaline cumulés... Et je sens qu'il n'y a qu'un remède à cela, c'est me jeter à l'eau, faire et refaire des scènes ouvertes, des bars ou je ne sais quoi, mais me confronter aux autres, recommencer les mêmes gestes encore et encore pour trouver mes marques. C'est comme ça que j'apprends et je suis à un stade où ça devient un besoin.

Ce soir c'était la dernière du Racomptoir avant les vacances, mais ça reprend, une fois par mois, à partir  de Septembre, et c'est sûr que j'y referai un tour.  Le lieu est super et le principe surtout me convient parfaitement. J'ai découvert des chouettes gens et de chouettes chansons ce soir. J'ai été marquée par certains accompagnements au piano, ça me parait inimaginable de parvenir un jour à mon tour à écrire une musique... Autant les mots me viennent naturellement, mais les mélodies... c'est un langage absolument étranger pour moi... Je garde en mémoire une chanson sur un gang de moucherons, une autre sur un latin lover, j'ai été subjuguée par le texte du début et la chanson de la fin sur le Minotaure, j'ai rigolé à des parodies ... Bref, un super pastiche concentré en une soirée qui donne plein d'envies et d'énergie! Alors En Avant!!

Belle expérience :) Vivement la prochaine!

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lundi 20 mai 2013

Baudelaire, les fleurs du mal.

Baudelaire... Les fleurs du mal... LE recueil de poème dans lequel je n'ai jamais pu entrer. 

J'ai essayé plusieurs fois, à différents âges, je n'ai jamais pu.

Je n'y trouvai aucun echo. Je n'en tirai aucune émotion. La couleur de cette langue me semblait sombre et morbide. Et puis, samedi dernier enfin, le déclic. Grâce à la musique!

Je devais trouver quelques poèmes de Baudelaire à travailler pour le concert "Matisse et la musique" à la Chapelle Matisse le 1er Juin prochain. J'avais beau lire et relire, marquer quelques pages, je n'étais pas hyper emballée. Et samedi dernier donc, pendant que l'altiste et la violoniste répétaient les Gnossiennes de Satie pour le concert, je feuilletais le recueil de poèmes pour en sélectionner quelques uns. Et là, avec la musique de Satie derrière, les mots de Baudelaire sont venus à moi comme une évidence. Le son, le sens, l'écho à ma propre histoire et au monde qui m'entoure. J'ai enfin réussi à entrer dans ces poèmes, les uns après les autres. Et .... c'est renversant...

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Voici donc les poèmes qu'on a choisi de garder pour le concert: (Il y en aura 5).

Les deux qui suivent accompagneront les Gnossiennes de Satie:

 

Elévation

"Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées

Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,

Par-delà le soleil, par-delà les éthers,

Par-delà les confins des sphères étoilées,

 

Mon esprit, tu te meus avec agilité,

Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,

Tu sillones gaiement l'immensité profonde

Avec une indicible et mâle volupté.

 

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;

Va te purifier dans l'air supérieur,

Et bois, comme une pure et divine liquer,

Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

 

Derrière les ennuis et les vastes chagrins

Qui chargent de leurs poids l'existence brumeuse,

Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse

S'élancer vers les champs lumieux et sereins;

 

Celui dont les pensers, comme des alouettes,

Vers les cieux le atin prennent un libre essor,

- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort

Le langage des fleurs et des choses muettes"

 

 

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samedi 11 mai 2013

Le centre de la chanson à Paris

Lundi dernier, je suis allée à la matinée de bienvenue au centre de la chanson à Paris. C'est un rendez-vous mensuel proposé aux artistes pour se rencontrer, se présenter, partager et découvrir les projets et activités du Centre. Plus d'infos par ici

Le centre de la chanson, c'est LE lieu que je rêvais de trouver. Un lieu ressources où l'on peut trouver des infos et des conseils, un lieu de rencontre et d'échange, un lieu qui a pour vocation l'émulation. Un lieu clair et lisible où l'on parle de la scène et où l'on peut poser des questions, quel que soit notre parcours et notre bagage. Un lieu inespéré quand comme moi on ne connait rien d'autre à la musique que celle que l'on joue chez soi derrière son piano...

On était 5 ce main-là. J'ai rencontré de chouettes personnalités qui ont attisé ma curiosité et que je vais rapidement aller voir sur scène, en particulier Pascal Olivese et Flo Zink
Le premier est auteur-compositeur-interprète (et instit' ^^), la seconde est auteur-interprète avec une jolie plume et une belle énergie.
J'aime découvrir et entendre les chemins de vie des gens, les parcours, les galères, les rencontres. Je ne m'en lasse pas. J'aime retrouver cette énergie de partage qui me stimule, cette envie d'aller vers les autres, de se montrer, de se faire connaître.

Et depuis, j'ai hâte, j'ai hâte.... Depuis bien longtemps j'ai hâte, mais chaque jour qui passe ma hâte se précise un peu plus, définit ses contours et se prépare à se jeter à l'eau. Depuis le temps que ça mûrit cette histoire entre la scène et moi. Hâte d'aboutir mon projet de reprises de chansons à textes (en particulier Barbara), hâte d'y mêler certains de mes Instants Croqués, hâte d'en faire un spectacle présentable et ... le présenter, chercher des salles, des bars, des scènes ouvertes, partager mes mots et ceux des autres en tête à tête à tête à tête....

Affaire à suivre... très vite... :)

Un ptit point sur mes projets à venir demain avec la newsletter

 à demain!

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mardi 30 avril 2013

Benoît Dorémus

A 32 ans je me découvre solitaire. Etre seule au milieu des autres, observer, écouter, me laisser bercer, ça me ressource, j'adore ça. 

Hier soir, je suis allée (seule donc!) aux 3 Baudets à Paris assister au concert de Benoît Dorémus et je ne regrette pas de m'être motivée. Deux chouettes découvertes m'attendaient: Benoît Dorémus sur scène, que je ne connaissais pas et le théâtre des 3 Baudets, depuis le temps que je voulais y mettre les pieds. Une belle salle de théâtre, feutrée et intimiste. Un chouette concept aussi avec les "soirées Trois Baudets": trois artistes le même soir.

Première partie: un nouvel artiste quasi inconnu à découvrir pendant 15 minutes. Deuxième partie: un artiste déjà un peu plus rôdé qui joue pendant 30 minutes. Troisième partie: un artiste confirmé en tête d'affiche pour clôturer la soirée pendant une heure (c'était un peu court une heure d'ailleurs, ça laisse sur sa faim!). Du coup, j'ai carrément acheté le pass pour toute l'année (j'ai déjà raté Bensé au début du mois d'avril...) 

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Je me suis assise au premier rang (oui c'est une -rare- salle avec des places assises) et j'ai attendu que le spectacle commence en regardant les gens prendre place, en attrappant au vol des bribes de conversation sur le pourquoi du comment ils avaient connu Benoît Dorémus. J'aime ce moment d'avant. La soirée s'installe, tout est à venir et moi je m'imprègne de ce qui m'entoure. Ca permet un sas entre la vraie vie et le spectacle. C'est un temps nécessaire. Et quand les lumières s'éteignent, rester les yeux grands ouverts dans le noir fixés sur la scène. J'aime les techniciens avant et après qui montent et démontent la scène, déplacent, mettent en place. J'aime la première note, le premier regard sur l'artiste et j'aime aussi le moment où je deviens captive. Quand je me laisse embarquer... C'est bon de se laisser embarquer ailleurs, entendre d'autres mots, d'autres mélodies, faire connaissance.

Hier en première partie, il y avait Claire, avec une belle voix, chaude et douce à la fois, qui venait faire contraste avec la fragilité de ce que cette jeune fille dégageait du haut de ses 16 ans. En deuxième partie, il y avait Emilie Plaitin, dans un style très éloigné de ce que j'écoute habituellement (électro pop) mais qui a réussi à laisser vagabonder mes pensées et à faire émerger plein d'images et d'idées dans ma tête. C'était un moment étonnant.

Et puis enfin, Benoît Dorémus, là, c'est tout ce que j'aime, un gars seul avec sa guitare, des textes qui m'embarquent, une dose d''humour qui ajoute au charme et une présence sur scène sans temps mort qui passe à toute vitesse. D'une chanson à une autre avec plaisir. Je n'en connaissais aucune, ça ne m'a pas empêchée d'être enchantée. Aucun moment de saturation à l'écoute de textes inconnus. Juste de la curiosité et du bon temps. C'est fluide, c'est agréable et entraînant. Et puis, il y a eu la surprise de voir Renan Luce, qui était dans la salle et a rejoint Benoit sur scène pour un duo. 

Une bière au bar pour finir, d'autres bribes de conversations attrappées au vol à nouveau sur les ressentis de chacun à chaud, regarder les gens se faire prendre en photo avec les artistes (ces mêmes gens et ces mêmes photos que je retrouve sur facebook aujourdh'ui, c'est marrant la vitesse et l'étendue de diffusion grâce à internet, maintenant j'ai presque l'impression de connaître un peu tous ces inconnus d'hier à tant les avoir observés :)

Avant de redescendre les escaliers j'ai à mon tour échangé quelques mots avec les artistes pour leur dire combien j'avais apprécié cette jolie petite soirée. Et puis retour aux bercailles.

Belle nuit à vous et bonne écoute à ceux qui ne connaissent pas encore! Je n'ai pas trouvé beaucoup de vidéos sur Dailymotion (y en a + sur YouTube on dirait). Cette chanson-là a été reprise par Renaud je crois dans son dernier album: ça s'appelle "Rien à te mettre"

J'ai bien apprécié la dernière chanson en rappel qui m'a trotté dans la tête toute la journée: la femme de ma vie.

Bon bah yapluka aller acheter le cd maintenant :)

mardi 23 avril 2013

Tonycello

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Je suis allée samedi dernier voir Tonycello sur scène au Limonaire, un bistrot à vin et à chansons dans le 9eme à Paris (un endroit très sympa, soit dit en passant... J'ai beau y être allée toute seule, j'y ai passé une super soirée.)

 

Tonycello, j'étais tombée sur lui par hasard il y a un moment déjà, en cherchant sur le net s'il existait des gens qui s'accompagnaient uniquement de leur violoncelle pour chanter des chansons...(oui je fais de drôles de recherches, je sais!) eh bah, je ne sais pas s'il y en a d'autres, mais en tous cas, il y a lui! Et j'ai été séduite immédiatement en l'écoutant reprendre la sublime chanson de Brassens: Les passantes. Seul avec sa voix et son violoncelle. C'est magnifique le son du violoncelle sur cette chanson-là, ça apporte une autre dimension et ça décuple les émotions.

Bref, intriguée, je suis allée fouiller un peu plus loin, et j'ai découvert que Tonycello, en fait, il avait carrément conçu un spectacle, seul en scène, avec des chansons, des textes et son violoncelle. Malheureusement, il m'a fallu plus d'un an avant de pouvoir aller le voir en vrai. C'était samedi dernier, c'était au Limonaire et c'était vraiment chouette. Un spectacle comme je les aime, drôle, émouvant, chantant. Sans fioritures, juste de l'émotion, du rythme, du rire, des surprises et de la musique. Presque un peu court même, j'aurais aimé parfois que ça aille encore plus loin! 

Tonycello, c'est un personnage gauche, naÏf et attachant. Et nous en face, on sourit, on rit carrément même et on chante facilement aussi car on retrouve des chansons que l'on connaît, même si elles sont souvent détournées. Du Brassens, du Brel, du Gainsbourg entre autres. Beaucoup de jeux de mots, des blagues plutôt grivoises et du comique de base qui fait toujours sourire, une chute, une partition qui vole, un archet qui tombe...

Ca dure une heure, ça passe tout seul et on ressort vraiment enchanté.

Tonycello est encore sur Paris pendant un mois du 5 au 29 juin à l'Aktéon Théâtre à 20H du mercredi au samedi. Je pense y retourner si il y a des gens intéressés pour m'accompagner? Mais vous pouvez aussi y aller tout seul, les yeux fermés (en gardant les oreilles à l'affut quand même!). Vous avez un mois pour vous décider, je vous ferai un petit rappel d'ici là :)

Dans le même genre, il y a un autre spectacle dont je ne vous ai jamais parlé et qui mérite que l'on s'y attarde, un autre homme seul en scène, drôle, tendre et poétique, un homme qui joue avec les mots et avec sa trompette, c'est Manoche, et... c'est pour une prochaine fois ;)

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vendredi 19 avril 2013

Mon premier Douglas Kennedy

"La poursuite du bonheur" est mon premier Douglas Kennedy. 

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Il est 1h du matin. J'ai fini le livre il y a une heure, et depuis je reste allongée dans mon lit les yeux grand ouverts, les pensées qui défilent. Que peut on faire après avoir lu? 

Qu'est ce que je voudrais faire? Rien finalement. Ouvrir les yeux et laisser les pensées défiler c'est parfait. Laisser les images repasser. Écrire. Me taire. Penser.

D'ailleurs ça me fait penser que j'écris souvent quand je lis. Et puis je me tais.

Il y a longtemps que je ne m'étais pas laissée embarquée à ce point par une fiction.

Habituellement, c'est le verbe qui me retient dans un livre, la musique des mots, les tournures de phrases, les pensées métaphysiques sur les relations humaines ou sur les sentiments. Je lis un peu comme j'écoute des chansons finalement. Mais cette fois, ce qui m'a retenue c'est la mécanique tragique de l'histoire. Je suis émerveillée par le pouvoir de conteur de cet auteur (pouvoir qui me fait encore défaut hélas...)

Bien sur il n'y a pas que l'histoire. Kennedy a un style, percutant, qui happe dès les premières phrases et ne m'a pas lâché jusqu'à la fin. Mais ce n'est pas un style poétique. Il n'y a pas de jeux de mots ou de sonorités, ça ne chante pas. Je n'ai pas eu à corner chaque page lue comme j'en ai l'habitude parce que c'est beau ou parce que ça fait écho ou parce que ça me fait réfléchir. Ce n'est pas de la poésie, ni de la philosophie, c'est du pur roman. Et qu'est-ce que c'est bon! Je ne cherchais rien à retenir, j'avais juste un besoin boulimique de lire. Avancer dans cette histoire dense. L'histoire d'une vie (de plusieurs vies même).

 
Ce qui m'a passionné c'est la force du destin. Ou plutôt non, le fait qu'il n'y ait pas de destin mais seulement des hasards parfois, et d'autres fois des choix. Bons ou mauvais qui peut le dire, mais l'engrenage dans lequel chacun de nos choix nous entraîne est saisissant. Il n'y a rien à en penser, aucune conclusion à en tirer. Il y a juste à vivre ou à survivre, ça dépend des périodes de la vie. Essayer. Se tromper. Faire face. Tomber. Se relever. Trimballer son bagage... Et le personnage de Jack Malone m'a bouleversée.

Sinon, ce livre a la bonne idée d'être un pavé et c'est tant mieux. Ça se lit tout seul. 

J'ai pris conscience aussi du plaisir à nul autre pareil qu'offre la lecture: quand l'émotion nous gagne, on a le pouvoir de la laisser prendre toute la place. Quel luxe que l'on ne trouve ni au cinéma ni en concert. On a le pouvoir d'adapter le rythme, ralentir la lecture, faire monter le plaisir ou la douleur, on peut laisser une page en suspend, se perdre dans une pensée ou un souvenir, relire une phrase, faire une pause, accélérer au contraire. Se laisser submergé totalement avant de reprendre son souffle et sa lecture. Quel bonheur. Il n'y a que le tête à tête d'un livre qui permette cela. 

Maintenant je pars en quête de tous les autres Kennedy (oui, je suis monomaniaque, c'est ainsi, j'en ai déjà parlé ici !). Vous avez des titres à me conseiller? Je lis avec encore plus de saveur les livres que l'ont me conseillent. D'ailleurs celui-ci m'a été mis entre les mains par une amie qui est tombée juste là où il fallait! Merci à elle :)