lundi 14 janvier 2013

Pensées emmêlées: les vacances

Les vacances c'est comme le dessert.

A quoi bon survivre à demi en attendant d'être enfin vivant? A quoi bon les haricots verts avant la mangue juteuse? Et pourquoi?...  Bien sûr attendre et retarder, parler, lire, rêver pour mieux savourer, ça a du bon; ça accélère le coeur, ça nourrit, ça transporte, c'est déjà les vacances, c'est déjà le dessert!

Mais subir avant la délivrance, c'est intolérable, être balloté de vague en vague, de haut en bas, d'extases en concessions, non. Il n'y a pas à courber le dos avant de s'envoler. Il y a juste à ouvrir la poitrine et inspirer profondément, il y a juste à sentir la force du vent, tendre les bras et suivre le cap qui nous ressemble. Manger ce qui nous rassasie, accepter ce qui nous fait du bien, vivre ici et maintenant.

Plus de dessert, plus de vacances, mais de la saveur au quotidien, le jour, la nuit, entre deux soucis, deux colères, entre deux larmes, de la saveur dans les haricots verts, de la saveur à l'ouvrage quel qu'il soit, de la saveur dans un regard, dans une rencontre, dans une absurdité ... De la saveur!

PS: AAAAh! qu'est-ce qu'on est bien au chaud chez soi à manger des haricots verts ;)

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dimanche 13 janvier 2013

Dimanche 13 janvier 2013

Bonjour à tous,

Peu de présence pour moi ces derniers temps sur le blog dûe à une vie personnelle chargée et à des changements professionnels. J'ai démissionné de l'Education Nationale en novembre dernier pour devenir Assistante Maternelle. Ma formation se terminera fin dévrier et je pourrai donc commencer à garder des enfants dès Mars 2013. Si il y a parmi vous des gens que ça peut intéresser, voici le lien de ma présentation sur mon blog UneAutreEcole

Pour revenir à l'écriture, je continue à rêver des Instants Croqués, c'est un exercice qui me plait beaucoup. deux nouveaux textes depuis la dernière newsletter:

 - La maison bleue

 - jeux d'enfants

Côté chansons, d'autres idées sont en train de germer pour essayer de varier un peu mes vidéos... à voir si j'y arrive d'un point de vue technique et si mon piano tient la route d'ici à ce que je le fasse réaccorder! En attendant, je suis toujours d'humeur à écouter et à chanter Barbara, revoici le lien vers Attendez que ma joie revienne . J'adore cette chanson! A venir, un article sur Berry que j'écoute en boucle en ce moment.... 

 

Pour ceux que ça intéresse, je me suis inscrite sur Babélio, un réseau social autour de la lecture. On y partage ses lectures, et on découvre de nouveaux livres en fonction de ses goûts et des critiques des autres lecteurs...  ça a l'air pas mal. Venez donc y faire un petit tour si ça vous interesse! c'est par ici

Je vous souhaite une heureuse année 2013 à venir, rien de plus pour commencer que ces paroles de Brel pour ceux qui ne sont ni sur Facebook ni sur Twitter 

"Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir 
et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns. 
... Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer 
et d'oublier ce qu'il faut oublier. 
Je vous souhaite des silences. 
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil 
et des rires d'enfants. 
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence, 
aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d'être vous." 
Jacques Brel

 

Merci de me suivre, et bonne route à vous, à bientôt

Géraldine

 

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jeudi 10 janvier 2013

Instants croqués: jeux d'enfants

Au fin fond de la campagne, une poignée d'enfants jouent à éteindre un feu au fond d'un champ voisin.

Il va falloir descendre le mur, il va falloir pénétrer dans la propriété inconnue et courir à découvert le long du mur jusqu'au tas d'herbes qui brûlent, jeter l'eau, en toute hâte et revenir, plus vite encore, se hisser, s'entraider, se faire la courte échelle, se tendre une main et s'enfuir, en riant, en gloussant, en trébuchant. S'enfuir avec ivresse, solidaires. Ils n'ont pas dix ans. Tout est là déjà, pourtant. L'interdit, l'aventure, le jeu, l'adrénaline.

Ils créent une épopée d'une banalité.

Deux braises et un reste de fumée deviennent un incendie; trois seaux et deux casseroles, un puits sans fond. Un muret à franchir et c'est une frontière, un océan, que sais-je encore, l'horizon! Ces deux cents mètres interdits sur lesquels ils vont devoir courir, sans se retourner, l'eau à la bouche, la casserole débordante sous le bras, c'est un terrain à découvert, c'est l'inconnu, c'est le paradis!

Deux d'entre eux se rencontrent pour la première fois.

Ces deux-là, ils ne savent pas encore. ils ne se doutent pas. Du feu qu'il y a en eux, entre eux. Ce feu qu'ils n'auront de cesse de vouloir étreindre. Toute une vie durant. Pour retrouver ce qui était déjà à leurs pieds. L'interdit, l'aventure, le jeu, l'adrénaline. Et s'embraser enfin.

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lundi 17 décembre 2012

Instants croqués: la maison bleue

Cette maison est ouverte. Les enfants y vont et y viennent. Les siens et ceux des autres. Les voisins, les cousins, les copains. Parfois ils restent, parfois ils ne font que toquer. Les portes s'ouvrent et se referment, laissant entrer les courants d'air.

Il aime être là, à côté. Il se sent à sa place.

Il les écoute parler, imiter ce qu'ils vivent ailleurs, toi tu serais le loup, et moi le petit cochon dans sa maison de brique. Non, j'aime pas les loups. Bon d'accord, toi tu serais le loup princesse Jasmine et moi le petit cochon Poucelina, tu serais ma grande soeur et moi je voudrais pas que tu me fasses peur alors je me cacherais dans ma maison de briques. Il les écoute s'ennuyer parfois, crier souvent mais rire tout de suite après, se disputer à tout jamais et puis se réconcilier. Il regarde les âges s'emmêler, les genres se rencontrer, les liens se nouer et se dénouer. Le théâtre de la vie, déjà. Il aime les portes entrouvertes sur les chambres jonchées de jouets et deviner au milieu trois enfants agenouillés qui ont oublié le monde alentour pour s'embarquer dans une nouvelle histoire. Il aime entendre le bruit des pas qui se courent après, les portes qui claquent et les gloussements de baleines. Parfois les pas viennent jusqu'à lui les yeux plein de larmes s'étant rappelés qu'il était là tout près. Alors il reçoit le trop plein qui déborde, les peurs, les injustices, les blessures et les colères incontrôlables jusqu'à ce que les pas soient prêts à s'en retourner.

Il aime être ce témoin bienveillant. A sa place, juste à côté. Permettre à la vie d'être ce qu'elle est. N'être rien de plus qu'un point d'ancrage.

Il ne sait pas ce qui leur en restera et peu lui importe. Il sait que c'est ici qu'il est bien.

dimanche 16 décembre 2012

dimanche 16 décembre 2012

Bonjour à tous,

je n'ai pas tenu le rythme d'écriture cette semaine mais j'ai croqué beaucoup d'esquisses qui vont rester en attente jusqu'à éclore enfin... peut-être la semaine prochaine.

Je sais que je suis un être de temps. (Je suis plutôt lente quoi!) Et je remarque à force d'écrire que j'aime deux moments bien particuliers: j'aime la seconde où l'idée me vient. J'écris alors vite quelques mots bruts que je garde de côté. Et j'aime les heures, les semaines ou les années qui suivent. Ce temps où je reviens sur les mots, je remanie les idées, j'affine et je m'approche un peu plus à chaque fois de la complexité de ce qui avait surgi en une seconde dans mon esprit... 

Dans cette idée-là, j'ai repris un peu (je dis un peu parce que je n'ai jamais l'impression d'un travail abouti) ce texte de noël dernier: les fêtes

Et voici les deux instants croqués de la semaine:

- la mère

- la fin des vacances

 

et d'autres à venir....

merci à vous de me suivre et bon dimanche à tous,

Géraldine

 

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mercredi 12 décembre 2012

Instants croqués: la fin des vacances

C'est l'été. Le soleil cogne encore, seul au milieu du ciel bleu sans nuances.

Dernier plongeon, dernière immersion dans l'eau. Tout à l'heure, les valises à boucler, la route à prendre, la ville à rejoindre. Tout à l'heure. Pour l'instant, je savoure le dernier bain. Je goûte intensément chaque sensation en les amenant une à une à ma conscience.

La seconde où je plonge, mon corps qui entre dans l'eau. La fraicheur qui vient éteindre la chaleur de ma peau restée trop longtemps au soleil. Mon corps qui change d'élément, oublie l'apesanteur pour se laisser porter, se laisser flotter. Mon corps dont les contours se dessinent enfin distinctement. Je me sens un être entier des pieds jusqu'à la tête. J'ai tout à coup un contour, une consistance impalpables à l'air libre.

Je savoure la dernière fois, le dernier plaisir. Il en est d'autant plus fort.

Je ne comprends pas pourquoi il m'est si nécessaire ce dernier plongeon alors que je me suis à peine baignée de toutes les vacances. J'aurais voulu me baigner plus, j'aurais dû me baigner plus. Pourtant ce n'était jamais le bon moment. Trop froid, trop la flemme. J'avais toujours mieux à faire: bronzer, dormir, rêver.

Jusqu'au dernier moment où je me dis que j'aurais dû en profiter d'avantage alors je me promets que l'an prochain, je me baignerai jusqu'à plus soif. 

Chaque été c'est pareil.

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lundi 10 décembre 2012

Instants croqués: la mère

Apprendre à les écouter. Ecouter leur petite voix à eux sans me laisser brouiller par la grosse voix de mon expérience. C'est un exercice difficile, un numéro d'équilibriste.

Tendre l'oreille avec empathie et panser au bon endroit. Là où ça réchauffe, là où ça fait du bien, là où ça adoucit le rugueux de la vie. Je pourrai leur consacrer tout l'amour du monde, je tomberai inévitablement à côté. Je ne comblerai rien du gouffre de leurs besoins.

Aimer c'est juste une goutte à distiller. Pas besoin d'un océan. On finirait par se noyer à force de se débattre en vain.

Je préfère n'être que ce petit radeau sur l'amer.

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dimanche 9 décembre 2012

dimanche 9 décembre 2012

Bonjour et bon dimanche à vous,

cette semaine sur le blog, je reprends l'écriture grâce aux Instants Croqués. L'exercice est stimulant et intéressant, m'astreindre chaque jour à écrire quelques lignes comme on dessinerait un croquis, comme on prendrait en photo un sentiment, une scène, un personnage...

- l'avalanche 

la marelle. 7 décembre 2012

le pique-nique 

- la caissière 

- le rayon 

- la piscine 

chahut d'enfants 

Bonne journée à tous et à dimanche prochain, je retourne à ma louloute qui s'impatiente de me voir sur l'ordi!

Si ça vous plait, likez, partagez :)

et pour rejoindre la page facebook c'est par ici 

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vendredi 7 décembre 2012

Instants croqués: L'avalanche

Il a vingt-huit ans.

Il descend la piste en snow. Il s'arrête, il attend ses amis. Il est là, il domine la vallée.

Il respire, il trimballe ses souvenirs, il profite de sa journée, il voit le bleu du ciel (le ciel etait-il bleu?), il pense, il est vivant.

Il est là.

Il reprend sa descente. La montagne se décroche.

Il n'est plus.

 

Il suffit d'un instant pour mourir.

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Instants Croqués: La marelle

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           CIEL

 

   Il neige... 

 

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