vendredi 19 avril 2013

Mon premier Douglas Kennedy

"La poursuite du bonheur" est mon premier Douglas Kennedy. 

kennedy

Il est 1h du matin. J'ai fini le livre il y a une heure, et depuis je reste allongée dans mon lit les yeux grand ouverts, les pensées qui défilent. Que peut on faire après avoir lu? 

Qu'est ce que je voudrais faire? Rien finalement. Ouvrir les yeux et laisser les pensées défiler c'est parfait. Laisser les images repasser. Écrire. Me taire. Penser.

D'ailleurs ça me fait penser que j'écris souvent quand je lis. Et puis je me tais.

Il y a longtemps que je ne m'étais pas laissée embarquée à ce point par une fiction.

Habituellement, c'est le verbe qui me retient dans un livre, la musique des mots, les tournures de phrases, les pensées métaphysiques sur les relations humaines ou sur les sentiments. Je lis un peu comme j'écoute des chansons finalement. Mais cette fois, ce qui m'a retenue c'est la mécanique tragique de l'histoire. Je suis émerveillée par le pouvoir de conteur de cet auteur (pouvoir qui me fait encore défaut hélas...)

Bien sur il n'y a pas que l'histoire. Kennedy a un style, percutant, qui happe dès les premières phrases et ne m'a pas lâché jusqu'à la fin. Mais ce n'est pas un style poétique. Il n'y a pas de jeux de mots ou de sonorités, ça ne chante pas. Je n'ai pas eu à corner chaque page lue comme j'en ai l'habitude parce que c'est beau ou parce que ça fait écho ou parce que ça me fait réfléchir. Ce n'est pas de la poésie, ni de la philosophie, c'est du pur roman. Et qu'est-ce que c'est bon! Je ne cherchais rien à retenir, j'avais juste un besoin boulimique de lire. Avancer dans cette histoire dense. L'histoire d'une vie (de plusieurs vies même).

 
Ce qui m'a passionné c'est la force du destin. Ou plutôt non, le fait qu'il n'y ait pas de destin mais seulement des hasards parfois, et d'autres fois des choix. Bons ou mauvais qui peut le dire, mais l'engrenage dans lequel chacun de nos choix nous entraîne est saisissant. Il n'y a rien à en penser, aucune conclusion à en tirer. Il y a juste à vivre ou à survivre, ça dépend des périodes de la vie. Essayer. Se tromper. Faire face. Tomber. Se relever. Trimballer son bagage... Et le personnage de Jack Malone m'a bouleversée.

Sinon, ce livre a la bonne idée d'être un pavé et c'est tant mieux. Ça se lit tout seul. 

J'ai pris conscience aussi du plaisir à nul autre pareil qu'offre la lecture: quand l'émotion nous gagne, on a le pouvoir de la laisser prendre toute la place. Quel luxe que l'on ne trouve ni au cinéma ni en concert. On a le pouvoir d'adapter le rythme, ralentir la lecture, faire monter le plaisir ou la douleur, on peut laisser une page en suspend, se perdre dans une pensée ou un souvenir, relire une phrase, faire une pause, accélérer au contraire. Se laisser submergé totalement avant de reprendre son souffle et sa lecture. Quel bonheur. Il n'y a que le tête à tête d'un livre qui permette cela. 

Maintenant je pars en quête de tous les autres Kennedy (oui, je suis monomaniaque, c'est ainsi, j'en ai déjà parlé ici !). Vous avez des titres à me conseiller? Je lis avec encore plus de saveur les livres que l'ont me conseillent. D'ailleurs celui-ci m'a été mis entre les mains par une amie qui est tombée juste là où il fallait! Merci à elle :) 

 


mardi 9 avril 2013

Renan Luce

Quand je me plonge dans l'univers d'un artiste que j'aime,  c'est toujours jusqu'à m'y noyer. Après plusieurs mois de Berry  intensifs, me voilà revenue à Renan Luce. Un peu comme les enfants je suis monomaniaque. Quand j'aime quelqu'un je l'aime entièrement, et je l'écoute, je le lis, je le relis, je le murmure, je m'en imprègne jusqu'à atteindre les mouvements de ses pensées jusqu'à les mêler aux miens, jusqu'à atteindre ses inspirations, ses soupirs, ses hésitations.

A vrai dire, j'aime certain(e)s auteurs, certain(e)s interprètes comme on cherche un homme, comme on trimballe ses amis. L'impression de se trouver pile au bon endroit. 

Je me sens portée par la musique (qui vient pour ma part souvent en deuxième plan, le premier contact étant celui des mots), je sens mon corps se mettre en mouvement, mes souvenirs s'éveiller, les mots s'inscrire dessus, goûteux, je les écoute mille fois avec le même plaisir, je suspend mon souffle en attente du ver, de l'association de mots, de la sonorité qui me renverse à chaque fois avec certitude. Ce presque rien, cet infiniment petit qui se glisse entre les mots, qui me lie à celui qui les prononce dans une vérité absolue qui colle absolument au corps, au coeur, au vécu, qui résonne, qui vibre, qui transcende, qui désarme.

Je m'habille de ces mots qui m'accompagnent. Ca m'aide à penser, ça m'aide à rêver, ça me fait palpiter. Ca m'aide à écrire aussi. Ca nourrit mon imaginaire et ça m'entraine au fond de moi. Je me surprends à y découvrir des nuances inconnues. Comment est-ce que je peux être toutes ces personnes à la fois? Comment peut-il y avoir une telle infinité en moi qui se crystalise pourtant en un unique endroit, un lieu exact. Là où ça fait du bien. Là où je me sens vivante.

Renan Luce fait partie de ces artistes que j'aime. Je suis sensible à ce qu'il dégage. Le grain de sa voix, les sonorités, les mots qui s'emmêlent, son regard, sa réserve, le monde qu'on imagine derrière la façade de quelques rimes, les images qui naissent comme des courts métrages, les émotions... Je l'ai vu une fois en concert, et il était tout aussi captivant. 

En ce moment je suis plutôt sur son premier album, Repenti (que je préfère au deuxième). J'avais déjà posté une vidéo de la chanson "I was here"

"Ouvrez les yeux car où que j'aille Je laisse derrière moi des entailles, des rayures

Et les gravats qu'il me reste Servent à combler ma tristesse, mes fêlures..."

 

Je découvre surtout l'Iris et la rose que je n'arrivais pas à écouter avant et que je me passe en boucle à présent (j'ai une affection particulière pour ces chansons qui résistent et qu'on ne rencontre que bien plus tard, une fois le reste de l'album assimilé...) 

"Une guêpe s'envole, se pose, butine

Et l'image cogne à ma rétine

Mais déjà mon regard est loin

Je ne sais plus voir le quotidien...

J'aimerais réveiller sans mémoire

Redécouvrir ce que je peux plus voir"

 

Il y a aussi 24H01 que j'aime tout particulièrement:

" Une minute pour se faire la belle

Avoir la lune sous mes semelles

Et les cheveux dans les étoiles

Une minute pour se faire la malle

Et ne plus être ce type normal

Coincé devant le p'tit écran

En rêve j'ai plus de cran

L'aiguille hors du cadran

A 24H01" 

 

Pour ne pas citer les plus connues ("Les voisines", "la lettre", "repenti", "mes racines" -magnifique aussi!)

Et dans son deuxième album, le clan des miros, il y a aussi "Nantes", j'ai un faible pour "Les gens sont fous", la musique de "la rue de l'oiseau lyre", "on n'est pas à une bêtise près", "Aux timides anonymes"..) et là la chanson qui résiste et que je découvre avec ravissement c'est  "Chez toi". Non, en fait il est bien aussi ce deuxième album :)

Commercial, pas commercial, à vrai dire, ça m'est égal. j'ai juste en face de moi quelqu'un qui fait écho en moi, qui éveille des images, des textures et des envies, qui m'amène à creuser et à rêver. Y a de l'humanité qui résonne et c'est la seule chose qui me pousse vers un artiste.

Une interview ici pour ceux que ça intéresse, car il est plaisant aussi à entendre parler

 

Posté par GeraldineBlanc à 15:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

dimanche 7 avril 2013

Dimanche 7 avril 2013

Bonjour à tous,

Pour commencer les news du mois d'avril, j'ai reçu avant-hier un mail du site Short Edition pour me dire qu'un de mes Instants Croqués (L'homme bleu)  avait été retenu pour être publié et être en compet' pour leur Prix de la short littérature. Je ne connais pas bien le concept, j'ai découvert ce site par le bouche à oreille il y a un mois, mais c'est stimulant en tous cas :)

Vous pouvez aller le lire et voter pour le mettre en tête par ici: http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/instants-croques-l-homme-bleu

 

SInon ce mois-ci les Instants croqués fourmillent, et encore plein d'idées et d'envies en brouillon, prêtes à être remaniées et partagées... J'écris facilement et j'aime bien ces moments d'abondance (qui vont et viennent...)

                                           Vous pouvez lire :

yugk

                       

    ""La demande" sur les mots qu'on partage

    A dos de chameau" sur les amis de passage

    "Allez viens!" sur le Printemps qui tarde

     "Heureux" sur les moments de grâce qui nous traversent parfois

   "La pilule du lendemain" sur les mots qu'on a du mal à partager

     "Et si c'était vrai?" sur les mots qu'on a déposé et qui nous reviennent

      et  "L'homme bleu" sélectionné pour la ShortEdition

 

 

 

Sinon j'ai chanté à nouveau et j'ai repris mes instruments pour présenter dans 4 écoles un spectacle à partir du Soldat Rose de Louis Chédid. Ca a plu de la petite section au CM1. Il faut que je raconte un peu coment ça s'est passé, c'était une semaine intense et fabuleuse, je prépare un p'tit retour sur cette jolie expérience pour bientôt. J'en avais déjà un peu parlé là sur mon autre blog: une autre école

Vous pouvez d'ailleurs suivre mon autre blog en vous inscrivant ici si ça vous intéresse : newsletter en haut à gauche

Et j'ai posté une vidéo de la répétition de la chanson du Soldat Rose sur ma page Facebook avec ma mini choriste de 4 ans et demi qui "se névrose, s'ankylose, se sclérose, quelle psychose..." à mes côtés... c'était un chouette moment :)

 

Joli mois d'avril à vous, merci de me suivre, merci de me lire et merci de m'écrire aussi parfois. j'aime bien ces échanges-là, virtuels mais stimulants!

à bientôt,

Géraldine 

 

 

 

Posté par GeraldineBlanc à 08:45 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

mardi 26 mars 2013

Instants croqués: les mots d'amour

Lorsque Plume écrit des mots d'amour, c’est d'abord par nécessité. En donnant un peu d’elle, elle se sent plus légère. Elle aime s’envoler, Plume et l’encre coule d’elle-même. Les mots étaient devenus si grands, elle ne peut plus rien faire d’autre que les partager. Des mots si mûrs qu’ils se laissent cueillir sans résister, alors vite elle s’en détache avant d'être engloutie. 

Et puis, elle aime se laisser lire, Plume, provoquer un sourire, un doute, une émotion, faire irruption dans une vie. Ouvrir une porte, ça la délivre. Elle aime tisser le lien, elle aime rejoindre ceux qu’elle a quittés. C’est comme un fil invisible, c’est comme un secret. Un instant volé à deux quotidiens décalés.

Elle les donne pour rien, ses mots, ils partent en un clic, c’est compulsif. Elle les envoie pour rien, pourtant, elle se retrouve à nu. Et l'instant suivant, elle perd pieds. 

Elle ne sait plus, elle regrette, elle craint le malentendu. Quelle idée absurde de donner ses mots. Des mots perdus qui ne lui appartiennent plus. Les voilà gravés, déposés, recueillis par d'autres, la voilà qui reste là comme un livre ouvert, c'est effrayant. C'est excitant aussi. Alors elle attend.

Elle qui n’attendait rien, c’est plus fort qu’elle, elle attend.
Parce qu'elle sait combien la réciprocité légitime, la réciprocité réconforte. Elle se voudrait plus forte mais elle n’y arrive jamais.

Parfois, la réponse ne vient jamais. Alors s'immisce le doute. La honte parfois, en tous cas les regrets. Dans le silence, elle imagine. Qu’elle est allée trop loin peut-être. Peut-être ses mots étaient-ils trop lourds? Peut-être a-t-elle donné de trop? Trop naïvement, trop spontanément. Dans le silence, elle imagine.

Qu’elle s’est trompée, qu’elle a tout faux, sur toute la ligne. Ses mots ne le toucheront jamais. Qu’est-ce qu’elle croyait ? Quelle idiote. Il a dû les lire entre d'autres lignes, plus urgentes, plus utiles, plus nécessaires à sa vie, il a dû les lire à la va-vite, pressé par le temps qui presse. Zapper. Et passer à autre chose. Comme on reçoit la liste des courses ou la facture du gaz. Dans le silence de toutes façons, elle imagine toujours le pire.

Peut-être l’a-t-elle perdu avec tous ses mots. Peut-être ne l'avait-elle surtout jamais vraiment atteint. Peut-être qu’il ne comprend rien à rien. Peut-être qu’il s’en fout, peut-être tout ça n’a-t-il pas d’importance pour lui, le dévoilement d’une personne à une autre. Ou bien, peut-être il n’en peut plus de ses messages. Peut-être il ne sait plus quoi en faire, il est encombré par tant d’amour. Peut-être il pense à elle en soupirant, mal à l’aise. Peut-être, peut-être...

Dans le silence, il n'y a qu'une certitude : Je me suis trompée.
Je n'aurais pas dû. Je suis nulle, je suis trop, je suis trop peu, je suis à côté.

Elle se revoit, elle a quatorze ans, elle est en haut des escaliers, au milieu de la cour devenue immense d’un collège de quartier. Elle descend les marches jusqu'à lui. Tous les regards semblent se braquer sur elle. C'est ce qu'elle se dit à ce moment-là. Ca et l'impression que les avions se sont arrêtés de voler, les oiseaux de siffler, le vent est tombé. Le silence est complet. Immobilisé. Tambourine dans sa poitrine le battement vif de son cœur. Et voilà que les mots s’articulent. Dis, tu veux sortir avec moi? Le bruit de ce cœur est si fort qu’il prend toute la place, il recouvre même le ricanement gêné de cet adolescent niais qui se tient debout en face d’elle et lui dit non. Mais on reste amis?

La réponse est là au moins, c’est une réponse franche, une réponse qui dit non, ton amour je n'en veux pas, je n'en veux pas comme ça. La douche froide qui remet les idées en place. C'est douloureux mais c'est ainsi. On ne peut pas entrer chez l'autre sans son accord. Pourtant peu de gens ont le courage de dire non.

La plupart du temps, la réponse est un entre deux. C’est le pire à redouter. C’est déjà trop tard, c’est inutile, le charme est rompu. C’était juste une erreur, un malentendu. Il n'y a rien à ajouter. La passion ne s'explique pas. L'élan d'une personne vers une autre. Soit on est sur la même longueur d'onde, soit on ne l’est pas.

A ce moment-là, les mots ne servent plus à rien... 

vendredi 22 mars 2013

Instants croqués: à dos de chameau

 

Un ami est passé par ici. Un de ceux qui ne font que passer et puis s'en vont leur chemin. Un aventurier, une âme nomade. J'aime marcher à ses côtés, mes pas dans la trace des siens, soufflés par le vent, marcher à ses côtés même de loin, distants de milliards de kilomètres mais retenus par un fil. Le fil d'une tendresse, un reste d'enfance.

Libres de grandir encore et heureux de se retrouver quelques fois.

On se laisse aller en terrain familier, on se laisse bercer. Il fait parti des gens avec qui il fait bon parler. Ces gens qui ont la juste dose d'utopie et le courage de la mettre en pratique. Ces gens qui ont le don de nous ramener à l'essentiel, au fond de nous-même. Y déposer une petite lumière pour ne plus se perdre. La petite étincelle. Balayer le superflu.

 

Posté par GeraldineRuellan à 21:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,


dimanche 17 mars 2013

Instants croqués: le printemps

Ce premier jour où l'on recommence à entendre les voix du dehors. Ca vient bousculer le ronronnement intérieur.

Les jeux des enfants, les cris, les éclats de rire, les voisins dans leur jardin ou sur la terrasse, les gens qui parlent dans la rue, un avion dans le ciel. 

Le soleil pénètre la maison en même temps que la rumeur extérieur. Il force la fenêtre qui finit par céder, grande ouverte. Le printemps peut entrer. Allez, viens, prends toute la place, entre, entre donc, ne te gêne pas! Depuis le temps que je t'attends.

Posté par GeraldineBlanc à 14:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mercredi 13 mars 2013

Pensées emmêlées: Heureux

Heureux, juste heureux. D'être là.

Être moi. N'être que moi.

Auprès des miens. Tant de miens qui me font du bien. Avoir quitté parfois et retrouver surtout. Partager ma route.

Heureux de ne plus avoir besoin de convaincre. Avoir remis en cause les convenances, avoir fui les faux-semblants, recommencer sans relâche. Comme une vigilance de chaque instant.

Dans les épreuves, avoir perdu pieds et m'être relevé.
M'arrêter là un moment. Savourer le chemin parcouru. Ce chemin qui n'est que le mien. Les élans comme les impasses.

Heureux d'être si souvent allé là où je n'aurais jamais cru. Au bout du bout. Avoir repoussé mes limites, avoir cru atteindre l'impossible et être allé pourtant plus loin encore, comme si c'était possible, comme une femme accouche. A chaque fois, en être revenu.
Heureux que ce soit ça la vie, que ça remue, que ça bouscule.

Heureux que les enfants soient ce qu'ils sont. Avec leurs débordements, leurs cris, leurs pleurs, leurs rires, leur immédiateté. Ces enfants qui m'élèvent en me poussant d'un coup franc dans mes retranchements, là où je n'aurais jamais été que sur la pointe des pieds sans eux.

Et quel bonheur de savoir grandir encore...

Posté par GeraldineRuellan à 23:17 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mardi 5 mars 2013

Pensées emmêlées: Et si c'était vrai?

Des feuilles circulent, anonymes. Du papier sur lequel il avait fallu coucher quelques mots, pour parler de soi. Un exercice classique pour se présenter. Ces feuilles circulent et endossent tour à tour d'autres voix et voilà que j'entends mes mots résonner dans le corps d'un autre. Des mots parmi tant d'autres. Je crois que ça me donne le tournis.

Au même instant, le silence dans la salle devient plus attentif. Chacun tend l'oreille, surpris? ému? étonné?

... "C'est joliment dit!"

Approbation générale et puis le murmure revient et chacun retourne à ses occupations alors que moi je m'arrête là. Une légère chaleur à mes tempes, un coeur qui bat un peu plus fort, le regard qui scrute les visages alentour. 

Et si c'était vrai?

Si c'était vrai que j'avais la facilité d'aligner les mots, si c'était vrai qu'il y avait une humanité particulière qui s'en dégageait timidement, si c'était vrai qu'il m'arrivait de toucher l'autre parfois, de le faire raisonner. Si c'était vrai... 

Posté par GeraldineBlanc à 12:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

lundi 4 mars 2013

Instants croqués: L'homme bleu

Il n'est pas particulièrement beau.

On dirait au premier coup d'oeil qu'il est classique. Peut-être même quelconque. Il ne parle pas de lui, il ne s'impose pas, il reste là. Il passerait facilement inaperçu, il disparaîtrait s'il n'y prenait pas garde, il se faufilerait, il s'effacerait. 

Il n'est pas particulièrement beau pourtant il s'éclaire au contact des autres comme s'il prenait vie.

Je pense que c'est plus fort que lui. Les regards accrochent le bleu du sien et provoquent son large sourire. Son corps malgré lui se rapproche sensiblement. Il tend vers l'autre. C'est émouvant. Et l'on peut deviner la tendresse à ses côtés s'animer comme une ombre. Une douce ombre, une ombre claire et lumineuse qui appelle à la réciprocité.

On se surprend alors à dépoussiérer la candeur en nous, qui s'était empêtrée dans le laisser aller du quotidien. On se surprend à y trouver du plaisir. Et lorsqu'on le quitte et qu'il s'éteint peut-être à nouveau derrière nous, on a encore sur le visage un sourire rayonnant et les yeux qui plissent...

Posté par GeraldineBlanc à 10:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

dimanche 3 mars 2013

Newsletter: Dimanche 3 mars 2013

 

Bonjour à tous,

Le temps passe et je suis contente de ces Instants Croqués qui me permettent d'écrire régulièrement avec beaucoup de plaisir. J'aime bien ce format-là. Il y a eu -  "La maison sous la maison"  Inspirée par la relecture pour la millième fois d'un album de Claude Ponti: Okilélé (je parle de Claude Ponti ici aussi sur mon autre blog!) qui est venue percuter un lointain et doux souvenir d'enfance...                      

             -   "Histoires de filles"

             -   "  La bibliothèque "

Et quelques Pensées Emmêlées: - " Ces gens-là (les autres hein, pas moi!) "

                                                - " Réduit à l'essentiel "

 

Depuis les dernières nouvelles, j'ai continué à changer le visuel du blog, j'ai choisi de garder un texte et une vidéo en tête pour donner aux gens de passage un aperçu immédiat de la tonalité générale: Aimer peut-être et Du bout des lèvres, de Barbara.

Sur le côté défilent les statuts Facebook de UneChansonLente, car il m'arrive de placer des citations ou de partager des chansons, ça peut intéresser ceux qui passent par ici aussi.

J'aime bien les réseaux sociaux. j'y ai d'ailleurs découvert par hasard une auteure que je ne connaissais pas, et dont les extraits me touchent tout particulièrement, AStrid Waliszek. Prochaine étape, lire un de ses livres. En ce moment, côté lectures, j'ai attaqué un nouveau Haruki Murakami , "Les enfants de Spoutnik"(... il n'a rien de nouveau, c'est juste que je ne le connais pas encore!), 

 

Je ne chante plus trop. Je ne prends plus le temps.

Mon piano attend d'être réaccordé. J'ai retrouvé mon violoncelle et j'espère m'y remettre un jour ou l'autre. Je n'ai plus l'envie de faire de vidéos pour le moment car ça commence à faire redit. J'ai envie d'aller plus loin, ça murit doucement... En attendant, je me suis motivée pour aller chanter des extraits du Soldat Rose dans la classe de ma fille à la rentrée, donc j'ai repris la guitare, et je pense en parler un peu plus sur mon autre blog, "une autre école"  (plus orienté sur l'enfance et la petite-enfance.) avec peut-être des vidéos!

 

Hâte de prendre le temps d'écrire plus intensément, même si me sais dans une phase de maturation, les idées se bousculent, s'ordonnent, j'ai hâte de m'y atteler plus concrètement. Je continue ma quête des petites maisons d'éditions. j'y ai découvert l'une d'entre elle qui m'a plu l'Escampette Editions. J'ai envoyé le manuscrit de mon roman "Je bois de l'eau et je suis saôule" à deux maisons d'éditions par mail. Je n'ai pas encore de retour, si j'en ai un jour... mais je continue mon chemin. Je sais que c'est un chemin de temps, et c'est tant mieux ainsi, ça me convient, je suis moi-même un être de temps!

Je pense passer au Salon du Livre fin Mars, et sinon, en tant que lectrice, j'essaie de chasser mes mauvaises habitudes en n'achetant plus par Amazon, ni pour acheter mes livres, ni pour faire des liens sur Internet, dans mes mails ou dans mes articles ... Je me borne à privilégier l'achat direct à la maison d'édition via Internet (je n'ai aucune librairie qui me plait dans le coin, si vous en connaissez d'ailleurs, je suis preneuse!)

 

Bonne continuation à vous tous, merci de me suivre toujours, de m'encourager si souvent, vos p'tits like, vos messages, vos commentaires me sont très précieux, vraiment.

photo (5) A bientôt!

                              Géraldine

 

Pour me rejoindre sur Facebook c'est par ici  et pour Twitter c'est par là

PS: c'est quoi ce délire???? quand on cite Amaz*** sur le blog, ç inclut directement le lien vers leur site marchand???? j'hallucine. C'est complètement indépendant de ma volonté :(

Et idem pour le mot livr*. Je rêve. Ca fait ça chez vous aussi??????

 

Posté par GeraldineBlanc à 10:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,