mardi 26 janvier 2016

Nine de rien

Nine de rien il y a des mots

Il y a le noir et le blanc du piano

Il y a Barbara, il y a Mano Solo

Janis Joplin et pourquoi pas Chopin ou un riff de jeu vidéo

 

Nine de rien les musiques se mélangent

La voix parle et puis la voix chante

Nine de rien la femme à la mer

Partage avec vous quelques vers

Sans alcool et sans bouteille

Juste pour le plaisir des oreilles

 

affiche vierge

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mardi 1 décembre 2015

Instants Croqués: Après l'amour

On s'aime pour la vie mais

Combien de vies dans une vie, dis?

Ma vie avec toi ... ma vie

Avec lui

Ma vie d'avant toi et après combien de vies, dis?

Je crois qu'il est temps d'apprendre à conter.

 

Combien de vies encore?

Combien de corps aussi encore et encore?

 

Ca vaut quoi tout ça?

Ca vaut quoi ces mots-là?

Je t'aime et puis... je ne t'aime plus?

Je t'aimais puis le temps est venu

Nous porter ailleurs.

 

Alors l'amour après l'amour c'est quoi?

L'amour ça rime à quoi ? Beaucoup de mots pour rien.

Beaucoup de bruit, beaucoup de cris, d'envies, de rires, de larmes, beaucoup de doutes, d'espoirs, de la tendresse aussi, de la tendresse qui se donne et qui nous fait du bien.

L'amour c'est de la vie je crois

Et la vie ...Eh bien...  La vie ça meurt.

 

Quel âge a votre coeur ?

 

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jeudi 26 novembre 2015

Instants croqués: Effets secondaires

Médicamentée... Médicaments tests, faut bien essayer.

Médic' argent paye, faut bien engraisser

Les labos qui deal'apident leurs molécules

Remboursées par la Sécu.

 

Médic' âme en peine. Ca, ça n'a pas changé en chemin. .

Médic' amants rares, même ma main ne me sert plus à rien.

Qu'importe le traitement la tristesse reste

 

Alors ils m'ont dit qu'ils allaient redoser....

 

Médic' âme hantée

Médic' âme en tête qui tourne, qui tourne...

Médic' âme en bière six pieds sous terre

Si près des vers qui résonnent dans ma tête

Qui déraisonne.... Effets secondaires.

 

Alors ils m'ont dit qu'ils allaient redoser.

 

Médicalement stable. Stable. Trop stable.

Le vide s'installe le sable est mouvant.

Médi- calmant stable, tenue en laisse par quelques médecins

Apprentis alchimistes qui brandissent le caducée de la paix..

 

Médi' calmée... Médi' cramée...

Médic' armée jusqu'aux dents pour combattre le mal qui me ronge dedans.

Mal armée, ma vie plonge avec... Effets secondaires.

 

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mercredi 25 novembre 2015

Instants Croqués: Les moutons

1+2+2+7+10+13=35....Il est 1h du matin. Dernier biberon j'espère avant demain.

Certains

Comptent les moutons moi je compte les enfants. A eux tous ils ont mon âge exactement... tiens, c'est marrant et je m'endors enfin ....

C'est marrant parce que les enfants c'est loin d'êre des moutons. Des pirates plutôt, à l'abordaaaaage et drapeau noir! Pirates du Non! Bikers de la trottinette, Hard-rockeurs de la Souris Verte, des Punks de l'habillage et du tatouage au stylo feutre.... Les enfants défenseurs à leur hauteur de la Fraternité (free hugs pour tous sauf pour mon frère et pour ma soeur - y a des limites à la fraternité -), défenseurs de l'Egalité ("il a eu 2 frites de plus que moi c'est pas juuuuuste"...) et défenseurs de la Liberté ( Non au manteau l'hiver! Non aux haricots verts! Non au dodo quand on n'a pas sommeil!.... )

Mais la liberté des uns s'arrêtent là où commence celle des autres non?... Et si on dormait tous quand maman a sommeil plutôt?.... Des envies de dictature parfois... S'il vous plait... dessine - moi un mouton....  ZzzzzZzzzzZzzzz

 

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mardi 23 juillet 2013

Pensées emmêléés: Fenêtre ouverte

Une chambre à ciel ouvert. Trois mètres carrés d'évasion. Il fait jour encore.  La rumeur du dehors me parvient, claire et lointaine à la fois. J'entends ma respiration calme et régulière, j'entends le souffle du vent, profond et agité. J'ai comme l'impression d'être au dedans de moi-même et ces vitres sont mes yeux écarquillés sur le monde. J'absorbe et j'observe du dedans, protégée par quatre murs et l'appel d'air de cette large fenêtre. Je suis à l'abri. 

Je suis à l'abri mais j'aime quand tu me rejoins dans mon huis clos, presque clos. J'aime quand tu bouscules cette solitude-là, j'aime quand tu me déséquilibres, quand mes pensées deviennent des mots car tu sais tirer le fil de mes non-dits, tu m'attends, tu me tends la main et alors enfin je peux m'aventurer en dehors de moi-même.

Je sors de moi et je pars à ta rencontre. Tes yeux deviennent une autre fenêtre sur ce même monde que nous partageons et cette fenêtre aussi je la veux grande ouverte alors je m'approche et je la fais céder. Mes bras deviennent d'autres murs contre lesquels tu te reposes un instant, ma main doucement te fait glisser de toi jusqu'à moi et tu empruntes mon regard pour réveiller le tien, tu accueilles mes pensées pour affiner les tiennes, tu te blottis en moi et je continue à regarder le ciel au dehors même si maintenant il est très tard, je ne suis plus seule en moi-même, je suis ailleurs, je suis avec toi.

 
Ton regard noir dans ces nuits blanches m'eclaire et me tient éveillée. Regard fixe et lointain surligné par des sourcils plus noirs encore, regard qui puise sa concentration au fond de tes pensées. Ton esprit est une machine qui chauffe en permanence et ce regard qui t'anime est l'unique porte de sortie possible. Ta parole alors s'étire à son tour et me donne à voir les tourments et les rêves en désordre à l'intérieur, même si lorsque tu me parles c'est aussi à toi-même que tu t'adresses. Tu te remodèles à l'infini comme un morceau d'argile, tu recrées tes propres contours pour mieux te cerner sans doute, tu avances sur ce fil fragile entre nous droit devant sans perdre l'équilibre, tu poursuis tes idées, une pensée en entraîne une autre et tu continues à suivre derrière, poussé par ton élan et repoussant doucement le mur de tes retenues pour arriver toi aussi jusqu'à moi peut-être, pour me rejoindre enfin et alors nous pouvons nous laisser aller l'un à l'autre, l'un en l'autre, au-dehors de nous même, au dedans l'un de l'autre.

 

 

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mardi 9 juillet 2013

Instant croqué: Tais-toi

Tais-toi. Tais-toi, mais tais-toi bon sang. Tais-toi, tais tout ce qu'il y a en toi. Terre-le, noie-le, oublie-le.

Parler c'est dangereux

Parler ça blesse, parler ça tue peut-être, tais- toi. Tais- toi, mais tais-toi donc. Pourquoi tu continues, tais toi.

De toutes façons c'est à côté, de toutes façons, ce n'est jamais ce que tu veux dire, ce n'est jamais ce qu'il faut dire, c'est à côté. Toujours à côté. Comme toi. A côté.

Tu crois parler des autres mais non tu parles encore de toi, et les autres de toutes façons ne t'entendent pas, les autres n'entendent qu'eux-mêmes, comme toi, tu n'entends que toi, tu t'entends à t'en crever les tympans et tu es seule à t'entendre. Tu tournes en vase clos, tu tournes à t'étourdir, tu tournes, tu tournes à sombrer dans le vide. Tourne ta langue dans ta bouche, tourne, tourne -toi, détourne toi, retourne à ton silence.

Tais-toi, mais tais-toi donc. Tais tes doigts sur ce clavier, tues ces pensées dans ta tête saturée.

 

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samedi 6 juillet 2013

Instants croqués: une bouillotte en été

On aime bien quelques fois avoir une bouillotte.

Bon, c'est pas très sexy pour draguer, ça donne un air un peu pantouflard, un peu installé, mais quand même c'est confortable. Vraiment, on apprécie sa bouillotte, quand il fait froid, quand c'est l'hiver, quand on est seul ou quand a la flemme d'ajouter un pull supplémentaire.

Mais quand c'est l'été ou quand il y a quelqu'un d'autre dans nos pensees pour nous rechauffer, ça ne sert plus à rien une bouillotte.

On peut même s'en passer, on veut s'en passer parce que c'est encombrant une bouillotte en été.

Pourtant on l'aime bien sa bouillotte, mais aimer bien, ce n'est pas suffisant.

Par exemple, on aurait pas idée de sortir avec sa bouillotte. Une bouillotte, c'est juste pour rester au chaud dans son lit - c'est quand même bien de rester au chaud dans son lit -. Voilà, une bouillotte, c'est bien pour chez soi, c'est bien quand on a rien de mieux à faire mais attention, faut rester vigilant, faudrait pas s'attacher.

Parce que le problème avec une bouillotte, c'est qu'on n'y résiste pas. Comment y résister? ça fait tellement de bien, ça adoucit la rugosité de la vie, ça réchauffe, ça accompagne. On peut même la remplir d'un peu de nos larmes.

Une bouillotte, c'est pas encombrant. Et puis, ça ne parle pas. Ca ne s'impose pas de trop, ça attend qu'on ait envie d'elle, qu'on vienne la chercher, qu'on s'enroule tout autour d'elle et qu'on apprécie le bien que ça nous fait.

Enfin, les attentes d'une bouillotte, on n'en sait pas grand chose. Qu'est ce que ça dissimule une bouillotte ? C'est plutôt rare de prendre le temps de s'y attarder. Et pourtant...

Pourtant une bouillotte, ça pense, une bouillotte ça tremble, une bouillotte ça grelotte d'avoir tout donné, d'avoir trop réchauffé. Une bouillotte ça ne veut rien d'autre que devenir toute chaude, brûlante comme une braise. Mais une bouillotte ce n'est pas une braise.

Il n'y a pas de feu en elle, il n'y a que de la flotte.

Une bouillotte, ça n'embrase pas le cœur, une bouillotte juste ça réchauffe.

Pour les palpitations, vraiment, faudra aller voir ailleurs.

 

 

 

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lundi 24 juin 2013

Pensées emmêlées: amer égout

Cette douleur qui m'arrache le cœur, cette douleur d'absence, cette douleur de manque, cette douleur de peur. 

Peur que tu t'en ailles, peur que tu t'échappes, que tu trouves d'autres bras, d'autres regards, d'autres oreilles attentives, d'autres caresses intimes. 

Qu'en est il de l'égo? Qu'en est-il de la possession, qu'en est-t-il de l'amour?

Cette peur-là ne peut pas être une douleur d'amour. L'amour est ailleurs, l'amour ne retient pas, l'amour est calme et confiant, il n'attend rien, il se suffit à lui-même. Cette douleur-là qui s'insinue est un poison, elle rend vulnérable et enferme l'esprit. Elle claque les portes et obstrue les possibles, elle prend toute la place à en perdre la raison.

Ce cri dans mon corps qui ne me laisse aucun répit c'est le manque.

La même pointe lancinante qu'à la mort d'un proche, la même crispation qu'à l'arrêt d'une drogue, le même abattement. Le temps qui s'étire et n'avance plus, sans avenir, figé, le monde autour de nous, figé lui aussi, et la masse de notre corps horriblement ancrée dans le présent, le corps et l'esprit tout entier inscrits dans un même gouffre béant qui ne cesse de nous noyer à l'intérieur de nous même. Verrouilles à double tour, sans appel d'air.

Nous ne somme plus à même d'en sortir sans l'objet du délit, l'objet du manque, seul avenir possible, seul objet de salut.

Douleur d'amour qui n'en est pas une puisque passent les hommes et le mal reste le même, le même mal revient, identique, une blessure à vif. Cette douleur ne fait que nous traverser, insurmontable, sans issue, sans remède, et qui pourtant je le sais passe, comme se succèdent les amours. 

Cette douleur qui un jour ne viendra plus pointer le bout de son nez, qui prenait toute la place et qui subitement n'existera plus. Lorsque l'aliénation s'en sera allée...

Alors raisonnablement je me demande comment c'est possible que ça puisse passer l'amour ?

Comment est-il possible que ça puisse tant nous engourdir et puis disparaître, s'évanouir.

Comment quelqu'un peut il tellement manquer à notre vie, envahir notre esprit, encombrer notre corps et puis plus rien. Le même regard un jour ne nous perdra plus, le même soupir ne nous manquera plus, la nuance dans la voix, le mouvement des pensées, tout ce qui nous est à ce point indispensable, vital, insurmontable un jour ne sera plus rien. Plus rien qu'un souvenir passé.

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vendredi 24 mai 2013

Pensées emmêlées: un arbre

Hier j'étais forte, aujourd'hui plus rien. Clouée sous ma couette. 

Hier j'étais libre et je me suis enchaînée toute seule au premier arbre qui passe. Un arbre qui parle, qui parle, et qui ne sait pas s'arrêter, à ce qu'il disait. 

Sauf que lorsqu'il s'arrête puisque tout s'arrête un jour, il ne reste que le silence. Un nouveau silence. Ou plutôt un vieux silence bien connu qui vient refaire surface. Un silence d'absence, un silence de manque, un silence qui plombe, qui pompe l'énergie. Un silence qui crie encore, encore, pourquoi plus, pourquoi toi? Pourquoi toi d'un coup et puis plus toi? Tout reste.


Le silence, les odeurs, la mémoire. Tout reste, il ne manque que toi.

 

 

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dimanche 5 mai 2013

Instants croqués: Décollage

En avance comme toujours je retrouve l'attente, la queue, le passage au Relay et le mauvais sandwich avalé.

N'oublie pas de finir ton eau sinon ils vont la jeter !

Comme les parfums, les déos, les crèmes, les dentifrices

Et j'en passe ... bonjour le gâchis.

 

Je retrouve les papiers à sortir, les bonjours, les merci

Vous aussi bonne après-midi !

Parfois même il y a le bip qui sonne

La fouille au corps

Le rouge aux joues et

La colère qui gronde mais qui se tait.

 

Et puis ce long couloir, cette lumière d'hôpital et surtout

Je retrouve ce bruit sourd tout au bout

De plus en plus fort à mesure que je bouge. J'entre, bonjour

Encore, merci encore, les papiers numérotés et nous un à un dans les allées,

La contorsion pour hisser là-haut le peu que j'ai le droit d'emporter,

La contorsion pour ne pas gêner les autres passagers.

 

Je suis assise enfin mais j'attends encore

Temps d'absence où je dévisage les autres.

Je tends l'oreille, je rêve aux autres vies qui rencontrent la mienne.

L'attente se prolonge, mes paupières se mettent un peu en veille,

Je fais le vide

Et puis,

Le moteur ronronne et l'avion se réveille comme on déplace une montagne.

Il roule doucement d'abord puis de plus en plus vite, le bruit de plus en plus fort cogne

Mon coeur qui s'accélère.

L'adrénaline me monte à la tête.

Mélange de peur, d'excitation, de curiosité et d'envie.

Mouvement de vie. Des regrets aussi, des ... "et si?"

 

Et voilà que l'avion se soulève, voilà qu'il se détache du sol,

Qu'il s'élève et prend son envol.

 

Les premières secondes sont diaboliques.

Mon corps supporte tout le poids de la bête, mon corps s'enfonce dans le siège.

Mon coeur et mon souffle s'arrêtent pour garder mon attention alerte.

Comme si ça pouvait changer quelque chose que je sois attentive.

Mais mon regard scrute

Les ailes par la fenêtre. Le paysage est renversant, verglacé. Mon regard s'incruste

Dans les regards des autres autour de moi, je traque un indice,

Un signe.Tout va très vite

 

Je me demande si je vivrai encore, si j'aimerai encore, si j'oublierai encore

Combien la vie est fragile une fois que ce sera fini...

Je me demande si je saurai me souvenir aussi fort qu'aujourd'hui combien je veux rire

Encore et profiter des miens... Le sang circule à toute allure de mon coeur à ma tête et l'adrénaline se déverse alors dans tout mon corps.

 

Première percée dans les nuages,

Les sons s'assourdissent, on en perd la vue et l'ouïe jusqu'à ce qu'enfin l'avion dépasse

Le blanc et retrouve la lumière. La vue est splendide,

Suspendue. Ca y est, j'y suis.

 

Je peux reprendre une vie normale, reposer mon coeur

et me laisser porter. ...Je peux oublier la mort, je peux oublier la peur ....

 

Au moins jusqu'à la prochaine lueur qui clignotera au dessus de ma tête.

.Veuillez attacher vos ceintures... Message d'alerte...

 

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