Hier j'étais forte, aujourd'hui plus rien. Clouée sous ma couette. 

Hier j'étais libre et je me suis enchaînée toute seule au premier arbre qui passe. Un arbre qui parle, qui parle, et qui ne sait pas s'arrêter, à ce qu'il disait. 

Sauf que lorsqu'il s'arrête puisque tout s'arrête un jour, il ne reste que le silence. Un nouveau silence. Ou plutôt un vieux silence bien connu qui vient refaire surface. Un silence d'absence, un silence de manque, un silence qui plombe, qui pompe l'énergie. Un silence qui crie encore, encore, pourquoi plus, pourquoi toi? Pourquoi toi d'un coup et puis plus toi? Tout reste.


Le silence, les odeurs, la mémoire. Tout reste, il ne manque que toi.