Les vacances c'est comme le dessert.

A quoi bon survivre à demi en attendant d'être enfin vivant? A quoi bon les haricots verts avant la mangue juteuse? Et pourquoi?...  Bien sûr attendre et retarder, parler, lire, rêver pour mieux savourer, ça a du bon; ça accélère le coeur, ça nourrit, ça transporte, c'est déjà les vacances, c'est déjà le dessert!

Mais subir avant la délivrance, c'est intolérable, être balloté de vague en vague, de haut en bas, d'extases en concessions, non. Il n'y a pas à courber le dos avant de s'envoler. Il y a juste à ouvrir la poitrine et inspirer profondément, il y a juste à sentir la force du vent, tendre les bras et suivre le cap qui nous ressemble. Manger ce qui nous rassasie, accepter ce qui nous fait du bien, vivre ici et maintenant.

Plus de dessert, plus de vacances, mais de la saveur au quotidien, le jour, la nuit, entre deux soucis, deux colères, entre deux larmes, de la saveur dans les haricots verts, de la saveur à l'ouvrage quel qu'il soit, de la saveur dans un regard, dans une rencontre, dans une absurdité ... De la saveur!

PS: AAAAh! qu'est-ce qu'on est bien au chaud chez soi à manger des haricots verts ;)