dimanche 15 janvier 2012

Le rendez-vous du dimanche

Bonjour à tous,

J'écris presque chaque jour avec plaisir sur mon blog pour le faire vivre, pour donner à lire des émotions et explorer des sujets variés dans lesquels on peut se retrouver ou pas. Mais je n'ai pas envie de polluer les boites mails de mes abonnés :) C'est pourquoi j'ai décidé de changer la diffusion de mes messages et de privilégier une newsletter hebdomadaire pour faire un seul compte rendu des activités de la semaine!

Pour ceux qui veulent me suivre plus souvent, il reste twitter, facebook ou tout simplement mémoriser l'adresse du blog :)

Comme ça chacun choisit ce qu'il veut, quand il veut, à son rythme. Parce qu'à l'ère d'Internet et de la diffusion rapide, lorsqu'un message nous parvient, si on ne va pas le voir dans la seconde, il part aux oubliettes. Et c'est bien dommage. Perso, je n'aime pas vivre dans le tourbillon de l'instantané, j'aime prendre mon temps. Alors je me dis qu'un rendez vous régulier une fois par semaine, ça fait un petit rituel, et ça laisse le temps de digérer!

Voilà, donc bienvenue à ma newsletter du dimanche, mon nouveau rendez-vous :)

Le dimanche... un bon jour pour bouquiner, un bon jour pour trainer sur la toile une fin d'après midi pluvieuse...Alors suivez-moi!

 

Tout d'abord, je voulais enfin expliquer le fonctionnement de mon blog: 

Ce qui me touche, ce qui me pousse à mettre en mots comme une nécessité, ce sont les émotions, les sentiments, les sensations. Le verbe se prête à mon écriture. C'est pourquoi lorsque j'ai commencé mon blog, j'ai choisi de décliner mes messages autour des verbes, comme autant de couleurs, de vécus, de sensations.

Chaque message est classé dans une catégorie (les catégories s'affichent sur la droite de l'écran):

- Journal de bord, ça c'est quand c'est Géraldine qui parle

- Aimer, à propos des relations humaines, essentiellement amoureuses mais pas seulement.

- Elever, à propos des relations parents/enfants

- Etre

- Jouer, ce sont toutes les vidéos des chansons que j'interprète, au piano, à la guitare, au violoncelle.. directement reliées à Dailymotion

- Rêver

 

Cette semaine, vous pouvez découvrir (ou redécouvrir :)

- Etre: FUMER  ça s'appelle Fumer, ça aurait pu être boire. Ca parle de quand on va trop loin et que le corps nous lâche, quand on part en alcool triste ou en mauvais trip.

- Aimer:  DEMANDER ça parle des mots qu'on aimerait dire et qui restent muets

- Jouer:  Attendez que ma joie revienne, Barbara Une chanson de Barbara avec ma voix et mon piano

 

PS: pour les novices: lorsque les mots sont surlignés ainsi vous pouvez cliquer dessus et vous serez directement dirigés sur le lien :)

 

Bonne lecture à vous!

n'hésitez pas à me laisser des commentaires, en privé ou en public si le coeur vous en dit, ça m'aide à avancer et ça donne l'envie de continuer :)

n'hésitez pas à partager ce blog autour de vous, via facebook ou via vos contacts mails. Internet offre cette possibilité incroyable d'atteindre facilement des gens que l'on ne connait pas, l'effet boule de neige est important pour se faire connaître

 

Bonne semaine à vous et à dimanche prochain !

Posté par baptisteruellan à 15:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 10 janvier 2012

Demander

Il y avait cette femme. Bénédicte. Et ce samedi-là à ses côtés avait pris son temps. Á parler puis à boire, à boire puis à fumer, et partager encore. Pour aller au plus près de l’autre. Débats passionnés, échanges sincères. S’emporter et se laisser aller. Baisser les armes.

Il y avait eu ces impressions, ce ressenti. Ces regards portés, insistants, cette voix plus douce, ce ton propice à l’intimité.

L’avait-elle réellement frôlé ou bien était-elle simplement passée un peu trop près ? Par inattention ou par familiarité.

Il ne l’avait pourtant pas rêvée cette proximité.

Un désir, un jeu de séduction. Sur un fil, difficilement discernable.

Et depuis, comme une distance entre eux deux. Comme une gêne qui se serait insinuée à ce dernier rendez-vous.

 

Mais non, ce n’était pas possible, il n’y avait rien eu de tout cela. Il divaguait, il s’égarait. Le téléphone entre les mains, il ne lui manquait plus que l'audace pour en avoir le coeur net.

Provoquer une réalité. Crever l’abcès. Sortir du peut-être.

 

Thomas ne sait pas parler.

Il sait parler bien sûr. Mais il ne sait pas se dire avec exactitude.

Avouer ce qui lui plait, ce qu’il veut vraiment, sincèrement, profondément. Confronter ses rêves à la réalité des autres.

 

Et par-dessus tout, il ne sait pas demander. Que ce soit important ou anodin. Que ce soit vis-à-vis de sa femme, son voisin, son chef, sa collègue, ses amis, la caissière ou le serveur de la brasserie du coin.

Que les gens comptent ou qu’ils lui soient étrangers, il ne sait pas demander. « Est-ce que je peux vous envoyer le lien de mon blog ? […] Est-ce que vous pouvez plier mes chemises plutôt que les poser sur cintre ? […] Est-ce que les messages que je t’envoie te touchent ou est-ce qu’ils te gonflent ? […] Est-ce que ma fille pourrait récupérer la corde à sauter que vous lui avez confisquée la semaine dernière?»... « Est-ce que je te plais ? »

Demander est pour lui comme douter de la personne en face, peut-être lui manquer de respect ou la remettre en question. Et puis le silence a l’avantage de laisser toutes les portes ouvertes. Le champ des possibles à l’infini.

Alors que demander dissipe les malentendus. Simplement, spontanément.

 

Thomas n’est ni simple, ni spontané. L’esprit toujours prend le pas sur le reste, prend le contrôle pour censurer la parole. « Bénédicte, dis-moi… juste pour savoir à quoi s’en tenir… y a-t-il de la séduction entre nous ? »

 

Il aurait été tellement plus simple d’en parler sur le moment. La phrase avait tourné dans sa tête pourtant. Cette vieille phrase qu’il connaissait bien pour ne l’avoir jamais prononcée à voix haute. C’était une vieille histoire. Et son cœur palpitait.

Est-ce que tu ressens l’intensité de mon regard sur toi ? Est-ce que tu remarques mon attitude troublée ? Est-ce que c’est ok pour toi cette promiscuité-là ? Mon corps qui te frôle parfois et mon cœur qui bat un peu trop vite ?

Saurais-tu me dire non si je t’importunais ? Me dire je t’aime bien mais ce n’est pas ça que je cherche, ce n’est pas ça qui nous relie. Ton attitude me gêne parfois. Il n’y a pas d’ambigüité entre nous. Jamais. Il n’y en a jamais eu. Je t’aime beaucoup. Restons amis. Saurais-tu me dire cela ?

Me l’as-tu dit déjà et je n’aurais pas su t’entendre ?

 

En avoir le cœur net. Faire la part des choses. Distinguer le fantasme de la réalité.

Dans la réalité, ses mains à lui s’étaient attardées, un peu plus que d’habitude, au détour d’une cigarette allumée ou d’un verre à remplir. Sans être tout à fait sûres d’elles-mêmes. Et puis la culpabilité. La honte aussi. Et le besoin de refouler et de calmer un peu le chaos intérieur.

 

Entre eux avec certitude depuis toujours une immense affection. Il y avait toujours eu l’admiration, le respect, la tendresse.

Mais y avait-il eu aussi le désir ? Qui serait venu s’immiscer.

Y avait-il toujours eu le désir ? À demi-mots.

 

Thomas savait dans son corps malgré lui le trouble, l’excitation. L’amitié se confond-elle parfois, se confond-elle toujours ?

Ce désir était-il en lui, ou lui était-il suggéré par son attitude à elle. Une faiblesse à son égard.

 

Il fallait en parler. Il fallait qu’il sache une fois pour toutes.

Oui mais qu’il sache pour faire quoi, pour aller où ?

 

Est-ce que ça change quelque chose, est-ce que ça change tout ?

 

« Oui, c’est vrai, tu as vu juste, mon regard était plus insistant que d’habitude, mes mains s’attardaient de trop, mes mots te caressaient. Oui, il y avait une hésitation, un désir évident de l’un jusqu’à l’autre. »

 

Et après ?

Qu’est-ce que ça change ? Qu’est-ce que ça fait ?

 

Ça ne change rien. Ça ne fait rien.

Ça va mieux en le disant ou bien justement ça n’existe que parce que c'est tu, parce que c'est suggéré. Maladroitement. On le sait, on le sent, on le provoque, on l’entretient, mais ça ne va pas plus loin.

 

Je te désire. Tu me désires et c’est ainsi. Ainsi que nous fonctionnons. Ainsi que nous nous aimons. Dans le silence de cette attirance contenue.

 

C’est bizarre quand même. Peut-être je me trompe. Peut-être je me prends trop au sérieux. Peut-être je joue tout seul.

Et peut-être pas.

Posté par baptisteruellan à 18:05 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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