dimanche 4 mars 2012

Dimanche 4 mars 2012

me voilà de retour pour la newsletter du dimanche après une petite pause.

Je n'arrive plus ces temps-ci à prendre le temps d'écrire. Je n'ose plus, je ne trouve pas de fil conducteur, même pour ce blog. Ce sont des bribes, décousues, qui me viennent. J'aspire à autre chose, je n'y arrive pas encore.

Cette semaine,

une nouvelle bribe :

Recevoir (Aimer), sur le bonheur intense de recevoir des mots attendus, des mots reconfortants, des mots sincères. Qui touchent, qui régénèrent. Ca va du Sms à la lettre, quelques mots écrits ou partagés, en tête à tête, mais ça touche au plus profond, et une fois le moment passé, on garde ces mots comme un trésor. On les lit, on les relit, on les apprend par coeur, on les murmure, on les use et on replonge dans ce moment heureux, on le préserve pour se réchauffer l'hiver. http://www.unechansonlente.com/archives/2012/03/01/23650533.html

et une nouvelle chanson :

Perlimpinpin, Barbara (Jouer). Une chanson comme un cri. Chanson que j'aime énormément, difficile à interpréter, à mi chemin entre la déclamation et le chant. Chanter comme on parlerait.

 

Bonne visite à vous 

Merci de me suivre et au plaisir de vous retrouver la semaine prochaine :)

Géraldine

Posté par GeraldineRuellan à 19:02 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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vendredi 2 mars 2012

Perlimpinpin, Barbara


Perlimpinpin, Barbara

 

Pour qui, comment quand et pourquoi ?
Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?
C'en est assez de vos violences.
D'où venez-vous ?
Où allez-vous ?
Qui êtes-vous ?
Qui priez-vous ?
Je vous prie de faire silence.
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
S'il faut absolument qu'on soit
Contre quelqu'un ou quelque chose,
Je suis pour le soleil couchant
En haut des collines désertes.
Je suis pour les forêts profondes,


Car un enfant qui pleure,
Qu'il soit de n'importe où,
Est un enfant qui pleure,
Car un enfant qui meurt
Au bout de vos fusils
Est un enfant qui meurt.
Que c'est abominable d'avoir à choisir
Entre deux innocences !
Que c'est abominable d'avoir pour ennemis
Les rires de l'enfance !


Pour qui, comment, quand et combien ?
Contre qui ? Comment et combien ?
À en perdre le goût de vivre,
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles !
Mais pour rien, mais pour presque rien,
Pour être avec vous et c'est bien !
Et pour une rose entr'ouverte,
Et pour une respiration,
Et pour un souffle d'abandon,
Et pour un jardin qui frissonne !


Rien avoir, mais passionnément,
Ne rien se dire, éperdument,
Mais tout donner, avec ivresse
Et riche de dépossession,
N'avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne pas parler de poésie,
Ne pas parler de poésie
En écrasant les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour au murs gris
Où l'aube n'a jamais sa chance.


Contre qui, comment, contre quoi ?
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
Pour retrouver le goût de vivre,
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles.
Contre personne et contre rien,
Contre personne et contre rien,
Mais pour toutes les fleurs ouvertes,
Mais pour une respiration,
Mais pour un souffle d'abandon
Et pour ce jardin qui frissonne !


Et vivre, vivre,  passionnément,
Et ne se battre seulement
Qu'avec les feux de la tendresse
Et, riche de dépossession,
N'avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne plus parler de poésie,
Ne plus parler de poésie
Mais laisser vivre les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour aux murs gris
Où l'aube aurait enfin sa chance,

Barbara

Posté par GeraldineRuellan à 09:54 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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jeudi 1 mars 2012

Recevoir

Quel bonheur quand les mots précieux n'ont pas encore été usés. Abîmés par le temps. 

Quand on peut encore les passer et les repasser en boucle dans sa tête. Jubiler.

Les savourer, les ressentir. Et retrouver la toute première émotion. 

Ressentir à nouveau, intact, ce même frisson qui m'avait parcouru. A la lecture de tes mots.

Tes mots sur moi.

Ces mots qui sauvent, qui nous élèvent et nous renforcent.

Les mots de l'autre, celui qui a su nous déceler, celui qui s'est arrêté sur nous et qui nous a considéré.

C'est un supplément de vie, un trésor. Secret, intime, inestimable. 

Qui n'appartient qu'à nous, qui n'existe qu'entre nous et cet autre qui nous a ému, au plus profond, au plus enfoui. Cet autre qui nous fait du bien, qui nous réchauffe le coeur, qui nous ouvre le monde. Dans ce lien unique, à ce moment précis.

Qui a existé.

Qui n'est déjà plus.

Et qui pourtant perdure. 

Posté par GeraldineRuellan à 15:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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