Bonjour à tous,

 

j'ai appris ce matin (merci Savéria) que Gallimard jeunesse en partenariat avec RTL organisait le concours du premier roman Jeunesse

http://manuscrits.gallimard-jeunesse.fr/Resources/Reglement_Concours_1er_roman.pdf

Ce concours me donne très, très envie.

Je n'ai pas écrit mon roman particulièrement pour la jeunesse, mais il s'y prête complètement. Surtout depuis que je suis en réécriture, je me rapprochais sans le savoir de ce public-là, de cette époque-là. La vie, l'amour, la mort, le temps qui passe, les premières fois, l'angoisse et le questionnement... tout cela n'a pas d'âge et pourtant raisonne tout particulièrement à notre adolescence, non?

Alors je reprends la plume (ou le clavier plutôt) dans cette nouvelle direction-là, avec l'idée de présenter mon manuscrit pour ce concours pourquoi pas? J'ai jusqu'au 31 Aout pour mener ce projet au bout. Je vais recentrer (et concentrer) l'histoire sur la période du lycée .

 

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En attendant, un petit extrait de la période adolescente, période en tribu par excellence (euh quoi que la vie de famille a quelques ressemblances avec cette époque-là!) Bonne lecture :)

 

" Et puis nous sommes rentrés manger des pâtes, comme d’habitude. Des pâtes à rien, des pâtes au beurre. Des pâtes à la Gwen ou au fromage, à la sauce tomate de Taty, au pistou, à la bolognaise. On adore ça. Les pâtes et les pastèques. Va savoir pourquoi. Plâtrées gigantesques pour toute une bande de copains.

Je passais des moments inestimables avec chacun d’entre eux. Une chouette tribu.

Je me savais respectée. Aucun des garçons ne me touchait, ne me salissait. Ils me serraient juste dans leurs bras en me couvrant de bisoulous. Parce que j’étais leur amie. Pas quelqu’un à draguer pour la soirée. Et moi ça m’allait bien comme ça.

Il n’y avait pas à s’encombrer du désir dans nos relations.

Une partie de ma personnalité s’accordait avec chacun d’entre eux. Garçons et filles. Chacun différemment. J’aimais ces amis sincèrement, énormément. Je n’ai toujours pas les mots pour l’exprimer. Les mots dénaturent, ils figent. Nous avions juste à vivre, à ressentir. Sans artifice, sans rien. Simplement la nécessité d’être ensemble à chaque instant. Unis, depuis toujours pour toujours.

Ça parait simple dit comme ça! C’était simple.

 

Chacun respecté pour ce qu’il est.

Auprès d’eux, j’étais Constance, toujours. Bonne ou mauvaise. Triste ou speed. Joyeuse ou relou. Constance.

 

Olivier a sorti la guitare. Les autres ont enchaîné avec la batterie, la basse, les percussions. Je les observais jouer avec ravissement. Les doigts qui filent sur la touche. Les regards échangés. Les voix qui se répondent. La complicité évidente. Comme un sixième sens. Télépathique.

Je faisais des tas de photos. Je les gonflais toujours avec mes photos.

Capturer l'instant. À peine seize ans mais je réalisais déjà qu’il m’échappait irrémédiablement."